‹ Cronique martinianeChapitre 132 sur 159 · Jean de Seyssel · texte numérisé non relu

Jean de Seyssel

3. A rapprocher du témoignage important d'Henri Baude : « Quelques lettres qu*il escripvist par importunité de requérans ou autrement, il n'cntendoit point déroguer aucunement à justice ni aux ordonnances anciennes... les lettres qu'il escripvoit estoient juridicques, et toutes les faisoit veoir et mettre au conseil, autrement ne les eust signées. » Eloge du roi Charles VII (de sa justice) dans Nouvelles recherches sur Henri Baude, par Vallet de Viriville, p. 8.

XRONIQ.UE MARTINIANE

nouveau : par quoy, quant à présent, ne %h>us escrivons plus hrgenient fors que tousjours à no:^^ affaires vous y employe:(j comme bien avons la confiance.

Donné à la Pallice^, le IIIJ jour d'octobre. Ainsi signé: Charles et le Cointe.

Et au doz des lettres : A nostre [anié\ et féal conseiller et chambellan le conte de Dampmartin, grant pennetier de France.

Oudit an Odet D'Aydie ^ qui, par le moyen du conte de Dampmartin, avoit esté fait bailly de Constantin, très adroit homme d'armes et non impotent de son corps à cheval et très exquis et très excellent homme entre ceulx qui se congnoissent et qui sçavoient chevaulchier les bons coursiers, et homme très subtil et de malicieux engin ^, lequel depuis fut, le roy Louys estant en régne, conte de Comminges et gouverneur de Guyenne. Et pour ce que par les cronicques de France se pourra plus à plain veoir me taîz d'en plus parler.

Comment icelluy Odet Darye escrivit unes lettres au conte de Dampmartin, dont la teneur s^ensuyt (f, 301),

1456, octobre 24. Monseigneur, je me recommande à vous, tant humblement

comme je puis, fe suis aujourd'uy arrivé devers le roy et luy

1. La Palice, Allier. Cf. Etude historique sur le château de la Palicây par M. de Chabannes dans Bul. Soc. Emulation de l'Allier (1866-1867), X, 237.

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