‹ Cronique martinianeChapitre 133 sur 159 · Le texte de Vérard porte Darye · texte numérisé non relu

Le texte de Vérard porte Darye

3. Le 15 niai 1456, Odet d'Aydie, bailli de Cotentin, portait au comte de Dunois les instructions de Charles VII au sujet de la conspiration du duc d'AIençon. Bihl, Nat, Fonunieu, 881, f. 50. En 1469 il promettait au roi Louis XI de ne pas servir le duc de Guyenne. « Je, Odet d'Aydie, seigneur de Lescun, promets au roy mon souverain sire par la foy et serement de mon corps que où cas que je lesseroye le service du duc que je ne prendre point le

ay présenté vo:(^ lettres et luy ay dit ce que mave:^ chargé^ dont le roy est très content de vous. Il m'a demandé pour quoy vous estes party de Lyon. Je hcy ay dit la cause, dont il est aussi très content. Monseigneur le mareschal de Loheac * et messire Jaques Rouault^ sont venu:( devers luy et luy ont dit que le logis qui leur estoit ordonné ne leur est pas bon ne convenable et quil:(^ n'y potirroient logier. Le roy m'a chargié vous escrire qu'il luy semble que vous deve:^^ rendre à la Palice, le plus tost que faire se pourra, et là a ordonné audit monseigneur le mareschal et audit messire Jaques Rouault soy rendre devers vous pour appointer de kursdit:^ logeis, car il veut qu'il^ soient raisonnablement loge^ : et pour ce est nécessité que vous vous rende:( audit lieu de la Pallice dedans mardy prouchain, se faire se peult. Toutesfoys le roy m'a chargé vous escrire, comme luy mesme vous escripty que se vostre demeure estoit nécessaire pour le fait de Savoye que vous demoure:(^. Et en ce cas m'envoye:^ ung homme de par deçà et pour me mander de iwij nouvelles. Et en effect le roy est en tout très content de vous. Monseigneur, je brie à Dieu qu'il vous doint acomplissentent de tous vo:i^ désirs. Escript à Courtilles, ce vendredy XXIIIJ jour d'octobre. Le tout vostre serviteur. Ainsi signé : Odet Darye*.

Et au doz desdictes lettres : A Monseigneur le conte de Dampmartin, grant pennetier de France.

party et service de Mgr Charles, son frère, ne aucun estât de luy ; eu tesmoing de ce j'ay escriptc et signée ceste cedulle de ma main, le vj* jour de février mil nij* Lxviij.

A dès maintenant me tiens au roy et pour son sers'iteur, quelque part que je soye, et lui promets ferc service de Bretaigne en hors et moy y estant, où quelque part ailleurs que je coye, tout ainsi que se je estoye en sa maison et comme bon vray et féal serviteur et subject doit fere à son roy, son souverain seigneur et son maistre. Et quant je me mesléré des fais de mondit s' Charles, se sera pour fere service au roy et non desservice. » Bibl. Nat., fr. 20.430.

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