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Sur l'itinéraire du dauphin. CiMstellain III

3. Chronique de Mathieu d'Escoucljy II, 331. Sur la réception de Bruxelles cf. Chastellain III, 198 et 265 et surtout Aliéonor de Poitiers, les Honneurs de la Cour, dans Lacurne de Sainte-Palaye, Mémoires sur VAncicnne chevaleriey t. II, p. 165. « Monsieur le dauphin arriva en la dite ville de Bruxelles, où estoient mes susdittes dames, comme à huit heures du soir envers la S. Martin ; et quand mesdittes dames sccurent qu'il estoit dedans la ville, elle5 allèrent jusqu'à la porte devant la cour qui est sur les bailles, et là, de pié coy, l'attendirent : et quand il vint tout prcz d'elles, il descendit, et baisa madame la Duchesse... et puis il vint baiser le demeurant des dames et damoiselles de Thostel. Après cela il print madame la Duchesse par le bras et la vouloit mettre au dessus de lui, ce qu'elle n'eut jamais fait ; toultes fois il en pressa tant Madame qu'elle lui dit : Monsieur, il semble que vous avez désir que l'on se mocque de moy... Monsieur le dauphin disoit que non, car il estoit le plus pauvre du royaume de France et qu'il ne scavoit ou quérir refuge... »

4. Et en aucun temps apprez choisit sa résidence en une place nommée Gcnepc, sur les marches de Haynault, qui est place plaisante à déduit des chiens et des oyseaulx. Mathieu d'Escouchy, II, 3 3 3 ; Olivier de la Marche, 1. 1, 103 et H, 412 ; Clmstelhin III, 327-328. — Sur l'existence de Louis XI voyex Archives du Xord B 2026, en particulier f. 324 et suiv., et le jugement de Ckas<tcllain sur son entourage III, 213-214.

CRONiaUE MARTINIAXB lOI

•ea.

Comment après ce que Monseigneur le daulphin eut laissé son pays du Daulphiné, le roy escrivit unes lettres au conte de Dampmarfiny dont la teneur s'ensuyt^ (f, 303),

Nostre aîné et féal, nous aivns présentement esté advertis que le bastard d'Armignac- et Garguesalle^ doyvent en hrief venir en ce pays du Daulphiné, auquel avons disposé de donner provision pour h mettre et entretenir en bonne seurté, ainsi que autresfois avoit esté cofulud et délibéré, vous estant par de{a. Et par espécial avons ordonné pour pourveoir bien et Ixninorablement à restât et entretenetnatt de nostre très chiére et très amée fille, la daulphine^, laquelle tous jours aurons en espéciale recommanda-

1. Preuves de h maison de Cljahaiiiies II, 72-73 ; de Bcaucourt, Histoire de Charles VU, t. VI, p. 479.

2. Jean de Lescun, bâtard Armagnac. Il reçut de Louis XI le comté de Comminge et le titre de marcchal de France, le 3 août 1461. C'était un agent du duc de Bourgogne « pour soy aidier à entretenir au ser\'ice de Monseigneur le dauphin » CbasteUain III, 215. Voir à la date du 7 décembre 1456 la dépêche de Tommaso Tcbaldo au duc de Milan : c Quilli che '1 governavano [il DelphinoJ che era il bastardo de Arniegnacha, il quale non era d'Armegniacha, ma era Inglese e inimico anticho de Franza ». Lettres de Louis XI, t. I, Pièces justif., p. 271.

3. Voir à la date du 7 décembre 1456 la dépêche de Tommaso Tebaldo adressée de Lyon au duc de Milan. « Deli altri duy, cioè de Gidorato et de Garghasalla, non volea parlare, perche essendo del paese, crano cognosciuti per ribaldi e traditiori et cativi... statî casone del maie governo et de ogne cosa maie facta dal figliolo. » Lettres de Louis XI, I, pièces justif., 272. — Jean de Garguesalle, écuycr d'écurie du dauphin en 1454, était premier écuyer du roi en 1477. Lettres de Louis XI, I, p. 65 et 66.

4. Le dauphin avait épousé le 10 mars 145 1 Charlotte de Savoie, fille de Louis, duc de Savoie, et d'Anne de Chypre. Le mariage ne fut effectif, vu l'âge de Charlotte, née en 1445. Dés qu'il fut installé à Genappe, le dauphin fit venir sa femme qui résidait encore à Grenoble : le mariage fut consommé à Namur, le 10 juillet 1457. Lettres de Louis XI, I, 95 note 5.

cioft, cotnvie nostre propre fille. Et pour ce^ camme sçave^^^ ledit bastard d'Armignac et Garguesalle sont des principaulx qui ont séduit et conseillé nostre fil:;^y le daulphin, à s'en estre allé hors dudit pays et à tenir les ternies qu'il tient et qui plus empesche sa réduction et le redressement de ceste matière, parle^ de par nous à beau cousin de Savoye et quefaictes envers luy tellement qu'il envoyé incontinent et en toute diligence au pont de Seissal * et autres passaiges de ses pays jusques vers les marches de Bourgongne pour sçavoir des nouvelles de leur venue et y mettre si bonnes gardes que, s*il:(^ y passent, l'on les preigne et amaine l'on par devers nous. Laquelle cljose, se faire sepeult, pove:;^ penser que ce seroit grant bien et abreigement des tnatiéres touchant la réduction de nostredit fil:^^. Nous en escrivons semblablement au mareschai de Savoye *, afin qu'il y face diligence de sa part et n'en avons point escript audit beau cousin, pour ce que croyons que de brief il sera par deçà. Si fdictes en ceste matière totite la meilleure diligence que pourre:!^ et en no:^ affaires vous employe:;;^, comme bien y avons la confiance.

Donné à Vienne, le detixiestne iour de novembre. Ainsi signé : Charles et le Co[i]nte^.

Et au dos desdictes lectres estoit escript : A nostre ami et féal conseiller et chambellan le conte de Dampmartin, grant pennetier de France.

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