‹ Cronique martinianeChapitre 138 sur 159 · Jean de Neufchastel, maréchal de Bourgogne · texte numérisé non relu

Jean de Neufchastel, maréchal de Bourgogne

5. Voy. Chartier, III, 57 et Chasteîîain^ III, 180. L'interpolateur renvoie au pseudo-livre III de Monstrelet. Une rédaction en 3 livres a paru chez A. Vérard, cf. introduction de Douët-d'Arcq, XV tx suiv.

. 6. Voir p. 53-54.

lOO CRONiaUE MARTINIANE

ayda à son besoing *. Car le marcschal de Bourgongne le condun si bien par les pays du duc de Bourgongne qu'ik vindrent sauvement à Louvain, et de Louvain s'en allèrent à Brucelles *. Et envoya incontinent vers le duc signifier la venue de Monseigneur le daulphin.

Lequel bon duc, désirant le recevoir et festoier, comme filz ainsné de son souverain seigneur, le hasta le plus qu'il peust de l'aller recevoir ^. Si tost qu'il fut retourné à Brucelles il y trouva ledict Daulphin et le receut tant honorablement que

plus ne povoit et lui assigna incontinent trois mil livres pour chascun moys pour maintenir son estât et luy pria qu'il esleust en ses payz telle place qu'il vouldroit et il luy feroit délivrer. Et le

daulphin demanda Genappe, qui est un chastel en Braibant,

bien assis et en belle place, là où il se tint et demeura grant espace de temps, à quatre lieues près de Brucelles *.

1. Voyez l'apostrophe de Louis XI au maréchal de Bourgogne : « Beau cousin, par ma foy, vous avez esté l'homme du monde austres fois que j*ay plus hay. Or, estes vous venu à ce que vous vous pouvez vengier de moy, car je vous met mon corps en vostre main... » Chastellain III, 182.

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