‹ Cronique martinianeChapitre 148 sur 159 · Le texte de Vérard porte qne · texte numérisé non relu

Le texte de Vérard porte qne

5.. Voir les marques d'affection données au pcttt seigneur dans Histoire de Charles VU par M. de Bcaucourt VI, 18 et 431.

sercueil. Et depuis le roy demanda ung prestre et se confessa et ordonna, comme bon catholique doit faire. Et receut bien et dévotement tous ses sacremens et fist ses derrenières ordonnances, telles qu'il s'ensuyvent. Et premièrement ordonna à ses exécuteurs qu'il vouloit estre ensepulturé en l'église de Monseigneur Saint Denis en France, en la chappelle où son père et sont grant père sont enterrez *. Et ainsi fina ses derreniers jours, qui fut le propre jour de la Magdaleine, audit an mil quatre cens soixante et ung 2.

I. La relation officielle des obsèques est dans Mathieu d'Escotichy III, 424- 444; extraits du compte des obsèques dans le Supplément aux preuves, Ibid. III, 59-79 ; Chartier, III, 114-121. — On trouvera des détails fort curieux sur l'enterrement de Charles VII dans un procès entre Tanneguy du Chastel et les religieuses du monastère de La Saussaye-lez-Villejuif. Arch. Nai., X^* 4810, 28 mars 1467- 1468, et X** 481 1, f. 212* (11 août 1469).

2 Le 22 juillet 1461 entre midi et une heure.

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Extraits de la " larguerite des Vertus et Yices "

Par Jean MASSUE

La Marguerite des Vertus est un recueil d'historiettes morales, compilé par un certain Jean Massue, prieur de Saint-Sornail, le 13 mai 1497, et dédié à Jean de Chabannes, comte de Dammartin*.

Ce Jean Massue était un singulier homme et passablement cjmique^:

Car des Dames prieur me nomme Et à les servir plus m'adonne Que d'aller lire mon psaultier Aussi que d'aller au mosiier :

Vous sçavez bien que ce n'est vice Puisque m'en donnastes l'office Et que j'en eustz la prioré ^,

Voici le dessein de l'auteur et l'explication du titre de son ouvrage :

L'an mil iiijc iiij« et xvij, le xiije jour de may, vigille de Penthecoste, fut faict ce livre par moy religieuse personne, frère Jehan Massue, natif de Haizecourt près Péronne, voustre prieur des Dames et de Sainct

1. Bibl. Nat. fr. 955. — P. Paris lui a consacré une notice dans Les manuscrits français de la Bibliothèque du Roi, t. VII, p. 316. — Cf. Histoire de la maison de Cbahanties, t. II, p. 338-351.

2. Voyez cet étonnant aveu au § 130 (f. 81). Du vice des femmes d'Auffrique : Il est assavoir que les filles qui cstoient à marier se transportoient en plusieurs ville d*Auff'ricque, là où bon leur sembloit, et gaignoient par l'œuvre de leur corps le douaire de leurs mariages : c'est à dire qu'elles abandonnoient leur corps vicieusement pour avoir leur mariage. Je ditz, moy, prieur, que c'estoit grande deshonnesteté de conduire leur mariage de si deshonnestes loyer. Toutesfois je n'ay pas nuyt aultresfoys d'estre administrateur de semblables matières. — Cf. également le § 134 : Des vertueuses paroJles que le prieur de Saitit Sornail dit touchant les femmes (f. 82),

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