‹ Cronique martinianeChapitre 39 sur 159 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

aussi personnelle : nous sommes en présence de véritables mémoires, où la question d'apologie est toujours si troublante. Cette partie de la Martiniane rappelle, sans l'ampleur et le style, ce que nous rapporte pour l'Espagne, à la même époque, Alvaro da Luna.

Nous n'avons plus les mêmes doutes devant la série des pièces justificatives insérées dans la Cronique par l'interpolateur et qui donnent tant de prix à son travail. Quelques originaux qui composaient le Chartrier des Chabannes existent encore et nous pouvons surprendre le travail de l'interpolateur ^ Il est fort précis et témoigne chez son auteur de véritables qualités de diplomatiste. S'il ne se tient pas à la graphie exacte des documents, c'est qu'elle ne pouvait avoir de valeur à ses yeux, si toutefois Antoine Vérard n'a pas pris avec un manuscrit, qui n'était pas sans doute l'original, quelques libertés. L'interpolateur donne presque toujours in extenso les suscriptions, les souscriptions des actes. Il a retourné les pièces pour transcrire les adresses.

A côté d'une signature royale il n'omettra jamais la mention des seings de notaires ^, Ayant à copier un acte du Dauphin, d'un caractère particulièrement secret, il nous fait observer que ce document était autographe et ne portait aucune signature de secrétaire ^. Tout cela révèle un homme soigneux et, comme nous dirions, du métier.

2. Sur l'ensemble de ces faits, voir les § XXXIV, XXXV, XXXVII, XXXIX, LXVIII, LXIX, LXX, LXXI, LXXII, LXXIII, LXXIV, LXXV, LXXVI, LXXVII, LXXVIII, LXXIX, LXXXI, LXXXII, LXXXIII, LXXXVII.

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