‹ Croquepoule comédievaudeville en un acte par m. RosierChapitre 1 sur 23 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

LOUISE, put» OSCAR.

uutsi, prit de la table à droite, coupe le t feuillet» d'une brochure avec un couteau à manche d'argent et à lame d'ivoire. ' Quelle position que U mienne I... et aucun moyen d'en sortir... {Voyant entrer Otcar. Apar L) Ahl mon mari l (Elle te j lève et garde brochure et couteau. )

ose** cache tm bouquet ; il a des moustaches et il est dicoré.* J C’est encore moi, madame.

LOUISE

Encore?... tous avez raison, monsieur, de sentir l'importunité de t os poursuites.

oscar, aimable et souriant.

Mes poursuites?... il me semble que tous pourriez appeler ! cela des procédés, des égards... Ne dirait-on pas que mon amour est illégitime, criminel, et que la cour que je tous fais peut tToir des rapports avec la cour... d'assises?

* Oscar, Louis*.

LOUtSS.

Oui, monsieur, Totre amour est coupable!

OSCAR

Cependant je suis Totre mari !

LOUISE

Vous ne derriez pas l’être, monsieur !

OSCAR

Il y a tant de choses qu’on ne devrait pas être et qu’on est... mais enfin je le suis I...

Eh bien, monsieur, jo no tous conteste pas ce titre !

OSCAR

Parce qu'il est dans le contrat de mariage, dans la constitution conjugale. . mais sitôt quejo roux prendre au sérieux ce titr^do premier fonctionnaire du département, tous me menacez u une révolution... No serez-TOus pas plus aimable aujourd’hui, la veille de Totre fête?,.. (/< offre le bouquet.)

Louise, refusant.

Monsieur, h chacune do tos obsessions je tous répéterai m que je vous ai dit avant noire mariage...

OSCAR

0ht faites-moi grâce de ce triste récit.

LOUISE

Sortez, si vous ne voulez pas l’entendre.

5 CROQUE-POULK.

ose**.

J’aimeencore mieux l’entendroqu© sortir... je tous vois, et r’e-i bien lo moins qu’un préfot jounB»’ de <a vio* de »nn département, on fc tenant à la frontière.., {/( offre le bouquet.)

Louis*, refusant.

Eh bien, monsieur, quan i rot» avez recherché n a main, j'atmni’ ino sieur Ernest <*• Monveri, t*l h driicjfo >o ni lit r.u devoir de vous le -lire... vousave* permuté..- mon jêi© était ina tade ci désirait ardomnieut votre arm «i* a cauic di s servie s

us votre oncle lui avait rend ut... Dcf bô r • non | crc* c’eût

lé le tuer... j’ai obéi; mais je vous st juré à Pavane*.* ,ue je tic vous aimerais pin iis... Vous ne jiouvez pas dire que je ti’y ai pas mis de franchise.

osa*.

Osl vrai, jVtais provenu, von# aviez eu la bonté de me fuir* 3 par» de voire aven- on... mfiy je v. us -virais, que * milez-vous ! l'iis d’un pauvre niliiv.Hfü»,f: jragé fui* . iirdan$l< trsin;por> venu Mit jusie ou bout de du i s pin!' de mom ■ des loti s...- bof, puis trouvai) nn miel *riil •! »nt je roi 1’unhiue héritier, ï* »«*« 1 amb:l 011 t»V|io,:F r 1 neji une Uile j* l e, él -ganté ut g* a .cufc, fi c'est pouf rein que j'oi quitté le son loede Mars... au moi» d’avril dernier. (Il offre li l»>uçi/et.)

• louis*, réfutant.

Klonsû ur t tous ecs raisonnements... *

OSCAR

Ne vous fini pas oublier monsieur Ernest do Monvert, et je no pui> que p t lie à lui ûne • omptré... Je n'ai lit h tlnotso de ; eu i-sp« il m Ci Ile d«- M lajili-, qui tondrait dans l’ètui d’uu |»n: ipl i -, m son teint pâle qui le rend Unéresoaut... Je suis rou.t» ,n:oi, j’ai lo î-atheur de aie bien porter, ça a*sst pas comme il Cuol... enfin moniteur Ernest est ce qu'on app* lie un h> mme distingué, t moi j" ressemble au passe-pors du promier venu: Front ordinaire, teint ordinaire, veux ordinaires, bouche ordinaire, iia-ntun oïdmaire... il n’y a In rien de bien extraordinaire.,. (A part. ) Je n'ai pas voulu mentionner mon M...

LOUIS*

Monsieur, vous ave* beau dire, F.rnest...

oscar. r 4 ? re.

Ah ça I vous l’aimez doue t r-c • monsieur Ernest?

LOI' ISS.

Ma tante dit qu’il ne faut jamais mentir: je mo lais.

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