O: CA
Oui sait? vous entretenez peut-être une correspondance ensemble....
LOUISE
Lu ; Connaiuts mieux te gunta Kugtne Et cependant, b ce qu’on dit, n>*<Jamr,
Je ne «*■( p4« i*n* «-If rit. cati-i r«i«oa; l’ai te c« nr droit, de 5a cltikur dai» l’àn*;
Ce ®c oianqae est d’ètre beau gorçon.
Lv f"-i >*, héla«t tient trop à l.i
Elle- ai:c» mi' 11* de la wrroten -,
Du sfr- ■■ inratcur dans -an brillent fcHli,
Que diamail* M bell* « fèv^ri-,
D*ni uo bahut fait en bon de R*pin.
LOiu-K, un peu émue.
Cest voire faub> aussi ; je vous ai prié d'éviter ma présence.
OSCAR
Et si j« pr f-r- voire présenco qui mo gronde à voire ubviieo qui im me dit tien?
LOUISE
N’e von» plaignes donc pas de ce que vous choeissr*. oscar, avec amour.
C’est vrai, j’ai fort dn me plaindre, car lotit en rejri ottant mes droiis, jo goûte line secrète joie b *;n<ir ma force pli r rôtit voir® faiblirai'. C’esi b zane! moi. imcx-marêdial... deslog «... clef... du train, j Vit sui» venu h désirer les mauvais tisiteuiouis ; nui. Louise, vos mains sont fl poupines et si douces!.,. Je voudrais être battu par vous... Eat-co inp exiger?
LOUISE
Oui, monsieur.
OSCA*
Il y a pouriant des maris qui ont ça sans le demander, et moi
ui le demande!.. mois 1 ’wt égal, cfli votre Argucil se révoU- r s mon espoir, il me s Bible qu'un jour je triompherai de cetto résistance, ei que vous »o< s Insserf* de voir voire mari... célibataire. Ce n'est pss constitutionnel, çal c’eti réactionnaire !
* LOUISE
Oh! monsieur, ne vous abustz pas. A défaut de mon aversion ( tnoitiemeiii d'flscar ). de mon indifférence au moins, lo serment que j ai fait b M. Ernest de Mouvert et celui que jeu ai reçu sont sacres.
oscar, souriant.
Sacrés?... c'était bon dans 1rs t* mps passés où les serm-iits étaient des chfitne» d airam ; mais, aujourd’hui, ou les fait avec ces lll» légers que, par le beau temps , on voit (lutter dau-s t’atmosphére; les serments n 'enchaînent plus; on n'.< plus besoin de le» briser, on les brosse et tuui est dit. D'ailleurs a ux dual vous ms puiez sont ridicules
LOUISE
Monsieur !
OSCA*
Et la direction des posies tn j rôto ù de pareils commerces I.*. cl ccs sortes de lettres ne coAieoi que quatre sous comme les k-tlr* 8 : 'invita lion ù déjeuner... Je ne voudrais pas être conducteur do la malle, c’est un vilain un lier!
LOUISE
Monsieur, mes relation» avec Ernest, avant notre mariage, ont toujours eu Heu en piéscnce de ma tante, et depuis, je no l’ai p is r vu, et je ne connais pas plus son écriture que la vétru... ne pj- inc croiru, cYstm\ utrag rl...
osevn, a prie une jumioiuime d'on portement, d’un ton très-doux.
Je vou« crois ; mais ce monsieur Ernest qui met obstacle h mon bonheur, qui, sans me voler précisément mon bien, m'empêche d'en di-puscr 1 co petit m ticur qui hypoihèqun moralement ma propiiété, j« le hais, je fl déieetu et j-- rcgreit d” ne l'avoir pas tue, lorsque par «une de notre rivalité nous eûmes un duel !
Louis*. eiccmeiU.
Lv tuer, monsieur, c'eût été me tuer mi-tstad
oscar.
C'est bien aussi pour ça que Jo l’épargnai ; mais j’aurais dû au moins lui crever un œil, je le |.o,.v ai», j" »uts tris-fort. Le souvenir d’un borgne me serait moins contraire.
LOUIS*
Cela no changerait rien fc m* s dispositions pour tous. ose**, atec colire.
Et ça va durer comme ça toute ta vie !
Louis*.
Toute la vie.
OSCA*
Pauvre diable d’homme que je suis, comme vous me traité, j
Du tout ! nous nous sommes juré, M. Ernest et moi, amour pour la vie... vous l’entendez, amour pour la vie!., et je me rappelle ses dernières paroles : Louise, me dit-il, votre père peut mourir si vous n’épousez pas col homme.
oscar, arec dépit.
Cet homme î comme qui dirait col animal 1 Ah ! j’aurais dû lui crever un oeil.
Louise, eonfimwnf.
Mais sourenez-vous bien que le jour où j'aurais la preuve que vous aimez votre mari, je viendrur» mutucrè vo« yeux. (A part.) Et ma tante est sûre qu'il le ferait comme il lo dii.
OSCAR
Mais quand tou» Aies ce serment, vous aviez oublie que mon oncle . outre ce qu’il m’a donné siéj* , m’a promis cent mille francs par chaque pelit-neveu qu'il ferait sauter sur Ses genoux 1 , et moi qui me proposais de luigagnur comme qui dirait un million !
Louise, virement après aeoir dépoté sur la table brochure et couteau.
Monsieur, nous avons Iront" rutila livres do rentes outre cet hôtel, run de Courcellos : cola nous suffit. (A part.) (!o epons court h oet entretien. (Haut.) .IJieu, monsieur.
ose:*.
Vous tue quittez? vous refusez h mou onde oe qu'il désirs, ce qu'il aUt-nd, co qu'il a lo droit d'at’endre ?
LOUISE
Monsieur, jo vous salue.
oset* , furieux.
F.h bien l je me révolte b |j (in! Oui, je m’éloignerai de vous, je no vous verrai plus; mon oncle s'arrange?* comme il voudra ; mats moi j'aurai «les mirigum.
Am : Cet t’utilUmt .
Oui. iin drauin, jn ha*' tu i-<>ulii*M.
On *■» dira, ma (ui, te rp un ri*i4ra.
Je (ai ma cour au* plua bi-iir» «ctrieea.
CHwUK-rOULr
Je lu'ibaçilonno eut rata de l'Opéra,
Et nocif frron*, avant peu, je l'cfpcro.
Libre* tout dent, grée, f k mon !répa% ;
Car œ n pnjct, raniame, eat de me faire
(Jfoutrnninf de Loutie.)
Ddiorer par Us rats.
louisb, très-émue.
O sera comme vous voudrez, monsieur, mais b mon indiffé rence, alors, je pourrai joindre le mépris.
ose* R, doux.
Oh ! non, c'est bien assezdu premier sentiment. Vous le savez d’ailleurs, jo vous aime, je vous aime ! nu point de préférer votre portrait seul, votre simple image aux plus séduisantes réalités qui ne sont pas vous.
louse, à part.
Il a quelquefois des expressions! [Haut.) Pardon, monsieur j’ai b sortir.*
ose*».
Me pcrmellez-vous cette fois de vous accompagner ?
Loutsi, arrangeant ses cher eux devant la glace.
Je dois sortir avec ma tan lu qui s’hnbillo en ce moment; nous n’allons qo’h deux pas d’ici, près de l’Elysée.
oscar.
Vous allez voir passer le président de la République?
LOUISE
Nous allons faire des emplettes.
OSCAR
Eh bien! je demande...
LomsB, t'approchant de lui.
Du tout! hier, vous m'aviez fait lo serment de ne plus rien me demander.
oscar, «ourùmf.
Le scrmentT je l’ai brossé, madame.
Louise, arec reproche.
Eh bienl monsieur, je sais maintenant ce que vaut votre parole, (fille va chercher soi» chapeau et sa pèlerine à droite.*')
Calmez- vous ; je vais prévenir volro tante que vous ôtes prôto, et désormais je rte vous demanderai plus rien ; mais, Louise, si jamais par égardpour... mon oncle, vous vouliez faire disparaître la distance qui nous sépare, placez lo soir ce flambeau sur le pornm ; je verrai ce signal de l'extrémité du jardin où so trouve lo triste pavillon que j’habite... et j’écrirai à mon onde immédiatement de préparer ses billots de banque
LOUISE
No l'espérez teroais. ( Elle va mettre son chapeau devant la glace de gauche.)
oscar, après un geste d’ emportement, à part.***
Eh bien ! non, ckèro Louise! jo ne t’en veux pas; je voudrais de toi, mais je no l’en veux pas. L'uo créature h qui j’en veux et dont je ne voudrais pas, par exemple, c'est sa tante, sa vieille tante qui veut do moi. qui est jalouse do ma naïve femme, et qui lui a persuadé qu’Ernet se tuerait si jo gagnais seulement une centaine de mille francs b mon onde. ( Louise ayant mie le chapeau , Oscar lui offre le bouquet.) Louise, vous ne prenez pas mon joli bouquet?
Louise, refusant.
Je vous remercie, monsieur.
OSCAR
Eh bien! au moins un petit baiser, un seul, le premier, sur votre main h croquer.
LOUISE
Jamais, monsieur.
Ait: Sorti* cm aligne*. (Mtocheh Mioche.)
Ah! je m'impatiente !
tfajoutei pas un mol.
«MU», ipari, après avoir dépoté le fawfurt anrta toile.
Alloua, je ma roulante De croquer la marmot.
ENSEMBLE
Oui, je m'impatiente, ff'ejoutrz pu un mot,
Et dite* à ma tante Da vaoir au plus lit.
OSCAR
Ella s'impatiente,
ICijouloo» pas un mat,
E* disons ils tante Da sortir su plut tût.
il sort par le font.
* Louite, Oscar.
” Oscar, Louis*.
w * Louise, Oscar.