MADAME DE LA BASTIDE, LAVENAZE, THÉRÊSON
madame de la bastide. — La pauvre enfant a pris la chose au sérieux.
lavenaze. Je suis étonné de ne pas voir venir tout le quartier.
MADAME DE LA BASTIDE. — Quelle folie ! Ne
peut-on parler chez soi?
lavenaze. — Parler, oui...
m vdame de la bastide. — Vous êtes de drôles de corps ici.
lavenaze. — Permettez, permettez...
MADAME DE LA BASTIDE. — Il n'y H pas JUS-
qu'à Tliérèson qui ne se clioque de la moindre rliose.
lavenaze. — Thérèson ?
thérèson. — Si vous ne vous étiez permis des propos...
MADAME DE LA BASTIDE. — Tll l'eillcnds, la
voilà partie.
lavenaze. Que s*est-il donc passé?
MADAME DE LA BASTIDE. — Ne Cl'OiS pas U!l mot
de ce qu'elle va te dire.
lavenaze — Voyons, que s'est-il passé?
thérèson. — Des choses abominables, des atrocités.
lavenaze. — Devant ma fille?
madame de la bastide. — Laisse-la dire, elle m'amuse ; je veux la voir aller.
lavenaze. — Il me semble pourtant, madame... qu'une personne bien élevée...
maimmi: de la bastide. — El je le fus, je m'en vante! c'est, je crois, vingt-deux mille francs que donna nia mère pour mon éducation.
Tiir.uf.so>. — C'est bien de l'argent dans l'eau.
lavkiuze. — Sortez, Thérèson !
THÉasson. — Mais, monsieur, je vous jure...
lavenaze. — Sortez, vous dis-je!
thérèson. — Je sors, monsieur; mais vous saurez tout, vous le saurez. {Elle sort.)