‹ Croquis a la plumeChapitre 54 sur 75 · MADAME DE LA BASTIDE, LAVENAZE, THÉRÊSON · texte numérisé non relu

MADAME DE LA BASTIDE, LAVENAZE, THÉRÊSON

madame de la bastide. — La pauvre enfant a pris la chose au sérieux.

lavenaze. Je suis étonné de ne pas voir venir tout le quartier.

MADAME DE LA BASTIDE. — Quelle folie ! Ne

peut-on parler chez soi?

lavenaze. — Parler, oui...

m vdame de la bastide. — Vous êtes de drôles de corps ici.

lavenaze. — Permettez, permettez...

MADAME DE LA BASTIDE. — Il n'y H pas JUS-

qu'à Tliérèson qui ne se clioque de la moindre rliose.

lavenaze. — Thérèson ?

thérèson. — Si vous ne vous étiez permis des propos...

MADAME DE LA BASTIDE. — Tll l'eillcnds, la

voilà partie.

lavenaze. Que s*est-il donc passé?

MADAME DE LA BASTIDE. — Ne Cl'OiS pas U!l mot

de ce qu'elle va te dire.

lavenaze — Voyons, que s'est-il passé?

thérèson. — Des choses abominables, des atrocités.

lavenaze. — Devant ma fille?

madame de la bastide. — Laisse-la dire, elle m'amuse ; je veux la voir aller.

lavenaze. — Il me semble pourtant, madame... qu'une personne bien élevée...

maimmi: de la bastide. — El je le fus, je m'en vante! c'est, je crois, vingt-deux mille francs que donna nia mère pour mon éducation.

Tiir.uf.so>. — C'est bien de l'argent dans l'eau.

lavkiuze. — Sortez, Thérèson !

THÉasson. — Mais, monsieur, je vous jure...

lavenaze. — Sortez, vous dis-je!

thérèson. — Je sors, monsieur; mais vous saurez tout, vous le saurez. {Elle sort.)

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