SCÈNE IL
UN PETIT GARÇON DE SEPT A HUIT ANS; LE PÈRE; LA MÈRE, tenant un enfant-dans ses bras; UN INCONNU.
LA HÈRE. — Étes-vous sûr, au moins, que nous allons bientôt partir?
LE PÈRE. — Certainement, puisque les chevaux sont à la voiture.
LA MÈRE. — Que je suis fatiguée!... Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.
LE PÈRE. — Et moi donc ! Tu dormiras dans la voiture.
LA mère. — Avec un enfant sur les bras, n'est-ce pas?
LE PÈRE. — Qu'esl-ce que tu veux que j*y fasse?... Allons, monte. (La mère se place dans la rotonde.)
LB PETIT GARÇON. —Papa, je voudrais bien aussi y aller, dans la voiture.
LS PÉRB. — Monte... et laisse-nous tranquilles.
L'nfcoNifij. — Dès que vous serez arrivés, lu auras de mes nouvelles.
LE PÊRB. — Donne-moi le passe-port.
l'iwconnu.— J'allais l'oublier... le voici... On ne te le demandera peut-être pas... ce ne serait que dans le cas...
LE PÈRE. —Est-ce là tout?,..
l'inconkc. — Voici cent francs qvUeUe m'a donnés.
LE PÉRB. — Tu n'as que ça?... Donne ; qu'on ne te voie pas avec moi.
l'inconnu. — Adieu!... Quand nous reverronsnous?
LE PÉRB. — Oui... quand?
l'inconnu. — Adieu !
LE PÈRE.— Jamais ici... je l'espère bien. (Vinconnu s'éloigne; le père monte en voilure,)