‹ Croquis d'artistesChapitre 9 sur 22 · M™" CHRISTINE NILSSON · texte numérisé non relu

M™" CHRISTINE NILSSON

Elle passa alors à l'Opéra (en 1868 ), pour son inoubliable création d'Ophélie, ce rôle secondaire, en somme, d'Hamlet, qu'elle plaça si haut, qu'elle doua d'un tel caractère, d'une telle poésie que nul, depuis, n'en a su approcher que de loin. Ici encore, c'est Théophile Gautier qui donnera la plus juste impression du public :

« On ne saurait rêver une plus parfaite personnification de la beauté du Nord. Telles l'imagination se figure les Nornes, les Valkyries et les femmes-cygnes de l'Edda, blondes comme la neige, avec des yeux bleu d'acier et de faibles lueurs roses sur les joues, comme des reflets d'aurore aux sommets des glaciers. Quel charme original, quelle grâce pudique, quelle tendre mélancolie dans cette adorable Ophélie tour à tour charmante, égarée, coquettement sentimentale, et pathétique à fendre le cœur ! . ..»

Aussi, quel succès pour l'œuvre d'Ambroise Thomas qui, sans elle, et Faure, n'eût certes pas remporté une aussi brillante victoire! Le souvenir de ces deux artistes vraiment créateurs lui demeurera d'autant plus attaché

qu'on ne revit jamais leurs pareils, ni semblable union de talents. L'année suivante, quand Faust fit enfin son apparition sur notre première scène, il fut entendu que Mmc Nilsson prendrait le rôle de Marguerite. Il lui convenait assez mal, en somme, et après Mme Carvalho, il y avait peu à faire : Mme Nilsson sut cependant s'y montrer superbe dans les pages sombres, charmante dans les autres. Mais c'est dans Robert le Diable, et alors avec Mme Carvalho, qui arrivait à son tour à l'Opéra, qu'il fut le plus intéressant de la voir. Elle y prit en effet le rôle d'Alice, où son originalité se montra plus à l'aise, dont elle fit même une création nouvelle, tant le personnage parut différent et caractéristique.

« Il n'y a qu'une Nilsson au monde pour réussir ainsi dans un rôle par les défauts mêmes de ce rôle (écrivait Henri Blaze); on n'imagine pas une Alice plus invraisemblable à la fois et plus charmante. Voilà bien ses cheveux blonds, son regard de Nixe, froid et bleu comme l'acier, plein de cantation et de sortilège, jamais

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tendre, ces petits airs sauvages et tous ces effarements naturels ou voulus, si curieusement en harmonie avec les étranges résonances de sa voix. »

Ce fut presque un adieu ; car, ici, sa carrière a été bien courte! Les événements de 1871, son mariage, l'agrément qu'elle trouva dès-lors à n'être plus contrainte par des engagements fixes, sans compter le plaisir des voyages lointains, tout contribua à son éloignement; et, si nous la revîmes à plusieurs reprises, ce n'est pas sur la scène. — Déjà, avant cette époque, en 1870 notamment, elle avait paru à Londres, dans Faust, Don Juan, Lucie, dans le Chérubin des Noces de Figaro, et soulevé des transports d'enthousiasme en ces diverses figures. Ce sont ces rôles, — auxquels il faut joindre celui d'Eisa, dans Lohengrin, qui lui convenait si bien et où elle fut, de tous points, supérieure — qu'elle promena un peu partout, en Amérique, en Russie, à Bruxelles, surtout après son mariage (en 1872), avec M. A. Rouzand, un de nos compatriotes.

A Londres, en 1871, Mme Nilsson joua Mignon avec

Faure, et se montra très personnelle dans ce rôle, dont certains côtés devaient, en effet, répondre à merveille à son tempérament; en 1874, on la vit encore dans le dernier opéra de Balfe, le Talisman, dans le Trouvère et dans le rôle de Valentine des Huguenots, où son succès fut prodigieux. Cette même année, elle chantait Faust à Moscou et Saint-Pétersbourg. En 1875, elle faisait les délices de Bruxelles, avec Hamlet et Mignon) en 1877, avec Faust, Violetta, les Huguenots. Mais comment songer à la suivre dans tous ces voyages aux quatre coins du monde? La grande artiste ne faisait jamais de longues apparitions, mais quelles joies elle éveillait sur ses pas ! On eût dit une reine, la plus belle du monde, qui daigne répandre son sourire sur les provinces les plus reculées de ses Etats, et que ses sujets attendent avec impatience quand sa tournée triomphale la ramène parmi eux.

Depuis une dizaine d'années, Mrae Christine Nilsson s'est à peu près retirée, si cette expression est de mise ici. Devenue veuve en 1882, elle a épousé en

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secondes noces en 1887, le comte de Miranda, chambellan du roi d'Espagne; beau nom, qu'elle porte avec cette grâce et cette dignité innées qui ont marqué, dans sa vie privée comme sur la scène, chaque pas de sa noble carrière.

Résumons d'un coup d'œil les éléments essentiels de son répertoire.

PARIS Théâtre-Lyrique (1864-67).

Violetta (Violetta), début.

La Flûte enchantée (La Reine de la Nuit).

Martha (Martha).

Don Juan (Elvire).

Sardanapale (Myrrha), création.

Les Bluets (Estelle), création.

5o croquis d'artistes

Opéra (1868-69).

Hamlet (Ophélie), création, début.

Faust (Marguerite).

Robert le Diable (Alice).

Faust, Don Juan, Lucie de Lammcrmoor , Les Noces de Figaro, Lohengrin, Mignon, Le Talisman, Le Trouvère, Les Huguenots, Violet ta . . .

OPERA

aluons ici le roi des chanteurs, l'artiste le plus achevé, le plus complet qui ait paru sur nos scènes lyriques depuis Nourrit. Tout ce qui peut être donné par la nature, il Ta reçu en partage; tout ce que le travail et l'intelligence y peuvent ajouter, il Ta acquis. Sa vie entière s'est passée dans l'étude, dans le culte de son art, et elle est, à elle seule, un modèle admirable de volonté et de sens artistique.

Qu'il fut extraordinairement doué, cela est hors de doute; mais surtout il avait compris de bonne heure, dès

l'enfance, que les dons ne suffisaient pas, et qu'il fallait autre chose pour atteindre à la perfection. Avec ce but toujours présent, rien ne lui coûta, rien ne le découragea, ni la perte momentanée de sa voix, après une forte éducation de maîtrise, ni une situation assez précaire pour l'amener, d'abord, dans un orchestre comme contrebasse, puis dans les chœurs du Théâtre-Italien, — ni les premiers dégoûts qui attendent à la scène les débutants à qui personne ne se soucie de faire place...

Mais, même en pleine réputation, en pleine carrière, il n'a cessé un instant de travailler, de se perfectionner de toutes façons. Grand exemple, et trop peu suivi, mais qui ne sera pas perdu : car non seulement le souvenir restera longtemps vivant de ces qualités hors ligne, mais M. Faure a couronné sa carrière par un livre absolument remarquable, Y Art du chant, où l'on ne sait que louer davantage, du profond sentiment artistique qui a présidé à sa composition, ou de la sagesse, de la raison, du bon goût qui ont dicté les conseils dont il est rempli. Jamais on n'avait si bien dit, et si simplement, ce qu'il

faut faire pour perfectionner la voix qu'on a reçue, et pour acquérir ces trois qualités non moins essentielles : le style, le goût et le sentiment. — Aussi ce livre est-il lu et consulté, même par des artistes arrivés, qui n'accepteraient de conseils de personne.

En somme, ce que M. Faure enseigne dans son livre, c'est ce qu'il a fait, et ces conseils si justes, si élevés aussi, il a commencé par les suivre. Cette éducation du tempérament artistique, le ménagement de l'instrument, cette conscience dans son emploi, nous en voyons les résultats; car cette voix admirable remplissait encore dernièrement sans effort, sans défaillance, un vaisseau comme celui de Notre-Dame; et l'artiste a soixante ans bien passés!

Jamais cet instrument, si délicat, mais si plein de ressources, n'a vibré avec plus de richesse dans un gosier d'artiste. Mais jamais aussi il n'a été mieux manié. L'étendue, la flexibilité sans égale, le timbre, d'un velouté exquis, de cette voix de basse-chantante, capable de ténoriser sans effort à l'occasion; l'étoffe, superbe comme

couleur, comme homogénéité, d'une égalité surprenante dans la pose et la sonorité de tous les tons; la diction, ferme et large; l'articulation, sans défauts... voilà bien des qualités. Mais l'artiste ne serait pas complet s'il n'avait que celles-là sur la scène. M. Faure possédait toutes les autres: un physique plein d'élégance et de finesse, un jeu adroit, expressif au possible, un entrain sans banalité, un goût extrême dans la plastique, le costume, des effets originaux et distingués, le tout au service d'une intelligence vive et toujours en éveil.

L'ensemble était d'ailleurs si bien d'accord, si fondu dans la personnalité du rôle qu'il avait à rendre, qu'on ne savait ce qui vous y plaisait le plus, et comment faire la part du chanteur et du comédien... Ce qui était encore le plus digne de surprendre, — on ne l'a peut-être pas assez remarqué, — c'est que cette personnalité ne se bornait pas au jeu, mais que l'artiste réussissait à donner à sa voix même un caractère différent selon chaque rôle!

Notez de même que jamais on n'a pu lui reprocher de mêler les genres. Car je n'ai rien dit du chanteur

d'église et d'oratorio : nul n'ignore cependant qu'il est exceptionnel (et tout autre) dans cet art si difficile où si peu d'artistes atteignent l'expression juste, le vrai style. Rappelons-le dans ses propres compositions religieuses, rappelons surtout, en sautant d'un bond par-dessus toute sa carrière, ses exécutions de Rédemption et de Mors et Vita. Qui donc serait capable de dire comme il les disait, ces redoutables paroles que le prêtre seul prononce à l'autel? Quelle grandeur M. Faure savait y mettre et quel respect dans l'expression !

Je donne plus loin le tableau complet des rôles qu'il a interprétés. Le cadre de ces croquis ne me permet pas d'insister sur chacun d'eux : bornons-nous donc ici à quelques dates biographiques.

M. Faure est né à Moulins en i83o. Après diverses vicissitudes que nous avons rappelées, il entrait au Conservatoire en i85i, pour en sortir en i852, muni de deux premiers prix. Cette année même, il débutait à l'Opéra- Comique et, cinq ans après, en i85y, était nommé professeur de chant au Conservatoire, à la place de Ponchard ;

il n'y demeura guère, au reste, ne se trouvant pas assez libre dans son enseignement. Peu après, en 1859, il épousait une des plus fines et des plus aimables artistes de l'Opéra-Comique, Caroline Lefebvre, la créatrice d'Elisabeth du Songe d'une nuit d'été, de Miss Fauvette, etc., la Jeannette de Joconde1... Mais il quittait bientôt ce théâtre pour commencer, à l'Opéra, en 1861, la belle période de créations et de succès qui devait se terminer trop tôt pour nous, en 1876.

1 Quelques mots seront de mise ici, sur cette remarquable cantatrice, une des plus complètes qui aient passé sur la scène de notre Opéra- Comique. Sortie en 1849 du Conservatoire, avec deux premiers prix, Mlle Lefebvre, ia spirituelle et toute charmante artiste, fut en peu de temps l'indispensable soutien de son théâtre. On l'a dit fort justement : «Princesse ou paysanne, elle abordait tous les rôles avec une abnégation que pouvaient, seuls, égaler son intelligence et son talent . . .C'était l'une des artistes les plus aimées, les plus appréciées, et aussi l'une des mieux faites pour l'Opéra-Comique. Elle était de la race des comédienneschanteuses, famille charmante qui commence à Mme Favart, compte Mmes Saint- Aubin et Gavaudan, et s'arrête à MUe Darcier et à MUo Lefebvre » (E. Perrin). Aussi, chaque année lui apportait-elle un ou deux succès brillants. C'est, en 1819, la Part du Diable, la Sirène, la Fée aux Roses; en i85o, la Chanteuse voilée, Jeannot et Colin, Elisabeth du Songe d'une nuit d'été, écrit pour Mm» Ugalde, et qu'elle créa pourtant; en i85i, Joseph; en i853, l' Épreuve villageoise, Haydée; en 1854, Prascovia de Y Étoile du Nord, Nicette du Pré-aux-Clercs; en i855, Miss Fauvette, étincelante

Il ne se résolut jamais, comme d'autres, et malgré des offres aussi flatteuses que magnifiques, aux tournées d'Amérique et de Russie. Il se contenta de l'aimable voisine belge (Bruxelles, Mons, Liège, Anvers), et surtout d'une saison annuelle régulière à Londres, précieuse pour lui par l'occasion qu'elle lui donnait de chanter le répertoire italien, et de le chanter entouré d'artistes dignes de lui. C'est ainsi qu'on put l'entendre interpréter le Pardon de Ploërmel auprès de Mme Carvalho et de Gardoni; la Favorite, avec Mario et la Grisi; Don Juan, la Gazza ladra, avec Mme Penco ou la Patti; XÉlixir d'amour, avec Mario et Patti; X Étoile du Nord, avec celle-ci encore ; les Noces de Figaro (dans le rôle de Figaro, où il eut un succès inouï), avec la Lucca; Otello, avec Tamberlick et Mme Nilsson, etc., etc. Il voulut également, après avoir définitivement quitté l'Opéra, en

création, d'abord destinée à Mme Carvalho; en 1837, Psyché, autre création, et Joconde; en i858, Fra Diavolo, la Fiancée; en i85g, le Diable au moulin; en i863 enfin, au Théâtre-Lyrique, où elle chanta une dernière fois avant de rentrer dans la vie de famille, Cosi fan tutte et Y Épreuve villageoise.

6o croquis d'artistes

1876- 1877, couronner sa carrière par une promenade au travers de la France. Elle fut triomphale, bien entendu, soit dans ses concerts, soit dans son répertoire ordinaire: Faust, Hamlet, Guillaume Tell et la Favorite...

Mais revenons à la carrière parisienne de M. Faure. Nous parlions tout à l'heure de la flexibilité de sa voix : Ne le vit-on pas, en i858, faire alterner Joconde et Y Étoile du Nord, c'est-à-dire le baryton le plus élevé, exceptionnel, avec la basse-chantante la plus caractérisée? Son premier grand succès à l'Opéra-Comique avait été son début même, Pygmalion, de Galathée, qu'une fantaisie bizarre avait dévolu à M1Ie Wertheimber, mais dont M. Faure fut, en réalité, «le seul créateur», comme Massé l'écrivit en propres termes. Le Caïd et la Tonelli le montrèrent aussi tout de suite virtuose achevé ; mais son répertoire, ses grands succès, furent surtout : le Chalet, petit rôle, mais qu'il relevait par une fatuité amusante; le Songe d'une nuit d'été et son pétillant Falstaff; X Etoile du Nord, avec la noble figure du tsar Pierre, dont l'expression juste exige un art consommé; enfin,

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une romantique création, le Pardon de PloèYmel, et ce Joconde, triomphe d'élégance et de grâce, où il ne sera jamais égalé.

Quant à l'Opéra, où il arrivait en 1861, comme un maître, il a imprimé un tel relief à la plupart de ses interprétations que c'est tout au plus si les plus grands le rappellent de loin. Pour Don Juan, notamment, cela va sans dire; c'est un de ces rôles qui exigent toutes les qualités à la fois: celles qu'on reçoit et celles qui s'acquièrent. A lui seul, en cette année 1866 (l'année des trois Don Juan), il soutint l'honneur de l'Opéra en face du Théâtre Lyrique et des Italiens, où le côté féminin de l'interprétation attirait tout le monde; à lui seul il fit monter le nombre des représentations de cette reprise à un chiffre qui n'avait jamais été atteint et jamais ne le fut depuis. C'est que, depuis Garcia et Nourrit, on n'avait pas vu une telle grâce avec une si hautaine fierté, un dédain si moqueur avec tant de passion. La façon dont il recevait la statue du commandeur au dernier acte est restée dans les souvenirs comme une des choses les plus impression-

nantes de sa carrière et de la scène. Mais il faut compter de même: Guillaume Tell, où il mérita encore que Fauteur lui écrivît « qu'il avait vraiment créé le rôle » ; et la Favorite, ou le Nevers des Huguenots, rôles de distinction suprême, rôles rebattus pourtant, dont il donna comme une révélation des moindres phrases; et le Posa de Don Carlos, autre grande figure; et V Africaine, une robuste et chaude création; et ce complexe, cet inoubliable Hamlet, foyer de folie couvante et de charme mélancolique ; et l'extraordinaire Méphisto de Faust, à la fatuité raffinée, aux effets d'une sobriété puissante... Depuis 1876, M. Faure a eu encore, dans les concerts, de considérables triomphes, soit pour de simples mélodies, dites comme on ne sait plus dire, soit dans de grandes partitions comme celles de M. Duvernoy et de Gounod. Mais il serait injuste, avant de terminer, et bien que lui-même en paraisse modestement faire bon marché, de ne pas dire ici qu'il a composé plus de cinq recueils de mélodies et de morceaux d'église; que dans les unes, il y a des pages exquises (comme le Missel, Que le jour

me dure, Adieux à un ami...) et dans les autres, marquées au coin du véritable style religieux, des pages superbes (comme les Rameaux, le Pie Jesu, le Crucifix le Sub tuum, Y Ave Maria... ,).

Voici enfin l'ensemble de cette carrière:

io PARIS Opéra-Comique

i852 Galafhée (Pygmalion) création, début. Le Caïd (Michel).

1 M. Faure a vraiment droit à une place distinguée parmi les mélodistes, ne fût-ce que pour la façon dont il a traité la mélodie au point de vue du chant. Cette qualité n'est pas si banale. Il y a comme un doigter spécial pour cette composition qui nécessite autant de tact que d'expérience. Beaucoup de musiciens, d'ailleurs éminents, se soucient peu de s'y restreindre et dépassent ou oublient le vrai but du genre. M. Faure l'a très bien compris. Ses mélodies, avec un accent discret, mais souvent très pénétrant et rendant bien ce qu'il veut dire, avec un dessin mélodique expressif, sont parfaitement écrites, et sans acrobaties, sans autre virtuosité que celle de la justesse d'expression et de la finesse de style.

Je citerai comme types les mélodies suivantes: Que le jour me dure , Y Enfant au jardin, le Missel, Alléluia d'amour, Puisqu'ici bas, Adieux à un ami, le Voyageur, Recueillement, Bonjour Su^on, Trois Soldats...

i853 La Tonelli (Manelli) création.

Haydée (Malipieri).

Marco Spada (Borromée).

Le Chalet (Max).

1854 Le Songe d'une nuit d'été (FalstafT).

Marco Spada (Torrida).

L'Étoile du Nord (Peters).

i855 Le Chien du jardinier (Justin) création.

Jenny Bell (Greenwich) création i856 Manon Lescaut (d'Hérigny) création.

Le Sylphe (Valbreuse) création.

18^7 Joconde (Joconde).

i853 Quentin Durward (Crèvecœur) création. 1889 Le Pardon de Ploërmel (Hoël) création.

Opéra

186 1 Pierre de Médicis (Pierre) création, début. Guillaume Tell (Guillaume).

1862 La Favorite (Alphonse).

1863 La Mule de Pedro (Pedro) création. Les Huguenots (Nevers).

La Muette (Pietro).

Moïse (Pharaon).

i365 L'Africaine (Nelusko) création.

1866 Don Juan (Don Juan).

1867 Don Carlos (Posa) création.

La Fiancée de Corinthe (Polus) création. i368 Hamlet (Hamlet) création.

[869 Faust (Méphistophélès).

1873 La Coupe du roi de Thulè (Paddock) création. 1876 Jeanne d'Arc (Charles VII) création.

20 ÉTRANGER Londres

1860 Dinora {le Pardon) (Hoël).

La Favori/a (Alphonse).

La Gazza Ladra (le Père).

/ Ugonoiti (Saint- Bris).

1861 Guiglielmo Tell (Guillaume Tell).

Don Giovanni (Don Juan).

i863 / Puritani (Ricardo).

Masaniello (la Muetlé) (Pietro).

Fausto (MéphistoJ.

1864 La Sonnambula (Rodolphe).

L'Elisire d'Amore (Dulcamara)

L'Étoile du Nord (Peters).

i365 Le Nozze di Figaro (Figaro).

1873 O.'ello (Iago).

Mignon (Lothario).

187 i Hamlet (Hamlet).

1872 Freischùtz (Gaspard).

77 Guarany (de GomèsV

1875 Semiramide (Assur).

1876 / Ugonotti (Nevers).

Lucrezia Borgia (le Duc).

Bade

1857 Le Cousin de Marivaux (Massé).

1869 Faust, Christophe Colomb.

Berlin 1860 Lucrezia Borgia.

Bruxelles (etc.)

1870 La Favorite, Guillaume Tell.

1871 La Muette, Don Juan.

1873 Faust, Hamlet.

1879 L'Étoile du Nord.

Vienne 1878 Hamlet, La Favorite, Faust, Don Juan.

Pesth 1878 Faust.

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