‹ Croquis égyptiensChapitre 2 sur 64 · SN MER · texte numérisé non relu

SN MER

cordages jusqu'au haut des màts> afin deidéployer les voiles, et, quand elles furent larguées , les lueurs de la forge incandescente venaient par intervalles éclairer ces énormes ailes de chauve-souris qui se balançaient sur nos têtes.

Mais le vent était faible et nous restions presque toujours à la même place, en face des feux de Toulon.

Alors j'allai me coucher sur un divan du salon. Enveloppé dans ma couverture de voyage, j'espérais y trouver plus d'air que dans ma cabine où nous étions quatre passagers.

A une heure da matin la machine se remit en marche. Ce premier accident nous avait retardés de cinq heures.

CROQniS iOTPTlENi

Vendredi 10 noTembre 1865.

Je me réveille assez gaillard. Je mange et je me promène comme un vrai marin. Je me lie avec quelques passagers. La traversée promet plas d'agrément que la veille ; si le vent ne s'élevait pas un peu, ce qui donne un roulis assez fort, ce serait charmant.

Décidément le bateau se balance beaucoup trop. Je n'ai plus l'esprit à la conversation. Je prends un air sérieux qui m'inquiète. Subitement je descends dans ma cabine et, grimpant péniblement sur ma couchette, je m'y étends tout pâmé.

Une fois couché, cela va mieux. Certes je suis ballotté, mais le roulis se sent moins que sur le pont ; je suis plutôt bercé que remué.

Le temps ne se calmant pas, j'attends sur mon lit.

La nuit tombée, mes camarades de cabine viennent se coucher et déclarent que la mer est très-mauvaise. Le ciel est beau, mais il fait un mistral de tous les diables.

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