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née, lorsqu'il lui arrive quelque malencontre, ce qui lui arrive, hélas ! souvent.
de ses parents, mais en plein armistice tout de même, L T0 * par tout ce qu’il a entendu di , depuis sa naissance, des gens et des choses de la grande guerre: l'œil rempli, peut-être, des illustrations militaires de la grande
ne s’avisa-t-il pas de coiffer, comme un casque prussien, un indispensable en granit qu’il prit clandestinement sous sa couchette !
Dire que cet affublement belliqueux répandit tout d’abord la terreur autour de lui, serait beaucoup trop dire. Mais la terreur, elle se Manifesta bientôt pourtant; ce fut lorsque maman voulut
—————— manne
dégager la blonde frimousse de ce couvrechef inoui qui ne voulut plus partir, s’enfonçant plutôt rigide et implacable, couvrant irrespectueusernent yeux, nez et oreilles, Tractions, douces ou violentes, torsions iles, patience et longueur de temps, rien n’y fit, cependant que Toto, devenu itable comme un boche qu'il parais-
Le grand conseil des voisines $ecourables, après mûres délibérations, ne trouva,
à La science pathologique et chirurgicale,
rapides durant la dernière guerre.
si la science suit volontiers armées aux frais des états, elle ne descend
de devenir savant, ni de comprendre c que l’on doit céder d’amour-propre à 1 science, ne veut pas entendre raison e
français, à l'esprit plus léger, s’éclaffèrent de rire, au grand dépit de la maman qui souhaitait de leur en voir autant.
honneur
—Dites donc, la mère, lui cria un loustic, vous n'auries pas plutôt aimé
leur faut-il Pas, avant tout, connaître des ts pour rester calmes et confiants en présence de certains cas ? Le chef des | qui aime autant faire des mots que trouver de nouveaux sérums, prescrit
pathie ? Qu’r : saurons-nous, profanes ?
Le chi ien, lui, aurait peut-être aimé tenter une Opération, quelque chose de tout à fait nouveau, qui eût pu lui faire dans la Gazette Médicale Mais
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où mettre le Masque à chloroforme ?
Enfin, toute la faculté présente une fois longuement consultée, le chef prononce et conclut :—
—“1l n’y 2 pas de doute que trois sens sont à la fois paralysés : la vue, l’ouie, et, moins peut-être, l’odorat. Dans ces conditions-là, madame, nous vous conseillons de vous adresser aux spécialistes. Allez voir un spécialiste ; Monsieur un tel, Par exemple, qui traite toutes les maladies de peau ! 1”
À l’infirmier qui la conduit à la porte,
savant que les autres parce qu’il a traversé l’océan et ne soigne qu’une seule maladie à la fois, quand bien même son .
patient en aurait trente-six pour mourir.
I] traitera tantôt les yeux, les oreilles, tantôt le nez, mais jamais ensemble. :
— Puisque les yeux, le nez, les oreilles
de Toto sont pris ensemble là-dedans, qu'est-ce que ça va faire un spécialiste ?
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—Âllez-y toujours, comme il a dit. ” Chez l'oculiste, on trouve un homme sympathique mais au dépourvu.
“Je traite les YEUX, madame, Je demande à voir des yeux. Où sont-ils ?
—"Mais allez donc chez un coiffeur, suggéra quelqu'un. Ces gens-là sont si habiles à coiffer les uns en décoiffant les autres |”
Idée géniale, en effet ! Confusion des savants !
Le coiffeur du coin n’a qu'à pratiquer
odorant shampoo au ricin, qui baigne et lubrifie le cuir chevelu, inonde la | amollit les oreilles, radoucit le nez, et le casque prussien abdique et cède enfin Comme une couronne de kaiser !
N.-B.—Fait Principal authentique, décembre 1918. F4
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