‹ Croquis et marines [microforme]Chapitre 47 sur 53 · F4 LE H · texte numérisé non relu

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un certain nombre de minutes, pour en tenir bon compte à l’arrivée. :

Toutefois, si vous vous êtes laissé

‘rosser, ou avez voulu courir trop loin —

Pour allier et franchir la ligne pendant ce. temps établi, on ne vous remettra pas l'excédent du retard.

Bref, voilà que tous sont partis ; nous ne sommes plus à l’époque des s/00ps mais en pleine vogue des yawls dont la double mâture se prête à l'établissement d’une

Québec. On a le temps de charrier de la toile et il s’en déploie partout : huniers carrés, trinquettes, focs volants, voiles de balance, jusqu'aux voiles d’eau sous.

les guis de misaine, surtout quand la course vent arrière se fait au retour avec le nord-est. Toute cette voilure est à

peine établie que déjà les yachts ont:

ont Lo ; |

pointe de Lévis et sont rendus

184 CROQUIS BT MARINES

me à l’Anse des Sauvages, pour faire ensuite le grand remou du bout-de-l'ile, le Taureau, qui les dirigera, à bonne allure, par le large de la roche à Mrsranda. vers la batture de Beaumont, assez malsaine, du reste, pour. qu’on recherche au plus tôt le bon courant rapide de la pointe

int-Laurent

lopperont comme vela, si la brise tient ou fraichit ; ceux-ci portant mieux dans de meilleures eaux, ou masquant et dévançant ceux-là ; d’autres réparant à la hâte l’occasionnelle avarie, sans que leur équipage abandonne l'espoir de reprendre un avantage com is,

Enfin, voilà bien en vue la bouée qu’il faut contourner. La course se rectifie sur le bon angle à maintenir, pendant que les voiles d’étai s’amènent, si

de s'engager à tribord, passent sous la bouée aux acclamations des spectateurs et aux cris stridents des sirènes.

Maintenant va coramencer la partie la plus intéressante, pour les connaisseurs, parce qu'elle est la plus théorique, de toute la course. Le point de la marée a été bien observé, la brise a pas fait défaut, et le montant, le petit montant, lèche déjà le rivage de l’île d'Orléans, dont les caps et les pointes, comme autant de nageoires d’un immense cétacé endormi, laissent se jouer autour d’eux mille courants follets à déjouer ou à utiiser. De même, pardessus l'arête des Caps ou du creux des vallons passent, sortent et se poursuivent des brises accoutumées qui viendront: se. jeter, folles Ou sournoises, dans les voiles, au fond des criques, en soufflant du bon côté, et sur lesquelles il faut savoir compter.

Prenons garde cependant qu’elles ne se jouent de notre prudence, aussi n’attirent et n’enlisent la nef dans les sables ou ne

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186 CROQUIS ET MARINES ———— l’accrochent à l’arête de quelques roches cachées. Sur la bordée de bâbord, il y aura encore à s’en défier pour qu’elles ne nous entraînent pas trop au large, dans le courant amorti qui retarde à remonter, Ceux qui or’ vu à cette manœuvre deux célèbres nochers, entre autres, Jos.

Emond et Eugène Bernier, et qui ont

Du jugement, il en fallait encore et sur-

tout pour l'appréciation des dernières

bordées à courir, sur la batture de Beauport, l’angle final à mesurer et maintenir, dans les courants et sous le vent, pour arriver sûrement bon premier au but.

Tour à tour, les yachtmen du club St.

Laurent de Montréal et le propriétaire du Mignon, du club Kni de New- York, croyons-nous, en sont venus faire

ici l'expérience.

Ce sport québecois n'est plus. Au cours d’une bien triste Catastrophe, Bernadette a sombré avec son équipage dans les parages de Tadoussac à Rimouski :

Jos Emond, le lendemain matin, s’en allait reposer dans le cimetière de St- Laurent de l'Ile d'Orléans, et Eugène Bernier, me dit-on, commande aujour-

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