‹ Croquis parisiens (volume 2)Chapitre 20 sur 22 · IMAGE D EPINAL · texte numérisé non relu

IMAGE D EPINAL

ses longs voyages à travers le monde, ses courses incessantes, par monts et par vaux, par terre et par mer, et il s’écria, quand il eut fini sa lamentable histoire : « Le temps me presse, adieu, messieurs, grâces à vos politesses, je vous en remercie. » Et il s’eri fut, appuyé sur sa longue canne, tandis qu’un petit ange, vêtu d’une robe rouge et d’ailes vertes, une épée dans une main, un rayon de gomme-cutte s’échappant de l’autre qu’il tenait ouverte, lui faisait signe de marcher, de toujours marcher!

Cet ange planait au dessus d’une petite ville près de Bruxelles, en Brabant. Il planait au dessus de maisons délimitées par un trait d’encre pâle et qui ne se détachaient que bien faiblement sur un ciel de papier gris.

Il planait au dessus de pignons et d’une église surmontée d’une croix, au dessus de toits en dents de scies, en poivrières, en cornets renversés, en éteignoirs, au dessus d’un donjon percé de meurtrières.

(Imagerie d’Épinal. — Ch. Perrot, imp. lith.).

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