PAYSAGES
LA BIÈVRE
a Henry Céard.
La nature n’est intéressante que débile et navrée.
Je ne nie point ses prestiges et ses gloires alors qu’elle fait craquer par l’ampleur de son rire son corsage de rocs sombres et brandit au soleil sa gorge aux pointes vertes, mais j’avoue ne pas éprouver devant ses ripailles de sève, ce charme apitoyé que font naître en moi un coin désolé de grande ville, une butte écorchée, une rigole d’eau qui pleure entre deux arbres grêles.
Au fond, la beauté d’un paysage est faite de mélancolie. Aussi la Bièvre avec son attitude désespérée et son air réfléchi de ceux qui souffrent, me charme-t-elle plus
LA BIÈVRE
que toute autre et je déplore comme un suprême attentat le culbutement de ses ravines et de ses arbres ! Il ne nous restait plus que cette campagne endolorie, que cette rivière en guenilles, que ces plaines en loques et on va les dépecer! L’on va pendre aux crocs chaque quartier de terre, vendre à l’encan chaque écuellée d’eau, combler les marécages, niveler les routes, arracher les pissenlits et les ronces, toute la flore des gravats et des terres incultes ; la rue du Pot au lait et le chemin de la fontaine à Mulard qui enlacent toute une lande engorgée de mâchefer et de plâtras, bossuée par des bourrelets et des culs de pots de fleurs, semée, çà et là, de fruits pourris et mangés de mouches, de cendres et de flaques, empuantie par les entrailles mouillées des paillasses et les amoncellements d’ordures qui se tassent longuement dans la bouillie des fanges vont disparaître et cette vue mélancolisante d’un puits artésien et de la Butte aux Cailles, ces lointains où le Panthéon et le Val-de-Grâce arrondissent, séparés par des tuyaux d’usine, leurs deux boules violettes sur la braise écroulée des nuages, vont faire place aux joies bêtes, aux banals galas des maisons neuves !
Ah! les gens qui ont décidé le pillage et le sac de ces rives, n’ont donc jamais été émus par l’inertie désolée des pauvres, par le gémissant sourire des malades? ils n’admirent donc la nature que hautaine et parée? ils ne sont donc jamais, par les jours de spleen, montés sur les coteaux qui dominent la Bièvre, ils ne l’ont donc enfin jamais regardée cette étrange rivière, cet exutoire de toutes les crasses, cette sentine couleur d’ardoise et de
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plomb fondu, bouillonnée çà et là de remous verdâtres, étoilée de crachats troubles, qui gargouille sur une vanne et se perd, sanglotante, dans les trous d’un mur? Par endroits, l’eau semble percluse et rongée de lèpre, elle stagne, puis elle remue sa suie coulante et reprend sa marche alentie par les bourbes.
Ici, des huttes pelées, des hangars borgnes, des murs salpêtrés, des briques tartreuses, tout un assemblage de teintes mornes sur lesquelles, pendant à la croisée d’une chambre, un édredon de percale rouge jette, comme un réveil, sa note éclatante; là, des cages sans volets pour les mégissiers, des brouettes, les quatre fers en l’air, un trident, un rateau, des vagues figées de laine, une colline de tan sur laquelle picore une poule à crête écarlate et à queue noire. En l’air, des toisons secouées par le vent, des peaux raclées qui s’étirent et se détachent avec leur blancheur crue sur la pourriture verdie des claies ; par terre, des baquets hydropiques, des futailles énormes où marine dans des teintes de feuille morte et de bleu sale la croûte liquéfiée des cuirs; plus loin enfin des peupliers piqués dans une bouc de glaise et un tas de masures qui, s’escaladent et se haussent, les unes par dessus les autres, étables sordides où toute une population de gosses fermente aux fenêtres pavoisées de linge sale.
Eh oui, la Bièvre n’est qu’un fumier qui bouge ! mais elle arrose les derniers peupliers de la ville ; oui, elle exhale les fétides relents du croupi et les rudes senteurs des charniers, mais jetez au pied de l’un de ses arbres, un orgue qui crachera en de lents hoquets les mélodies dont
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son ventre est plein, faites s’élever dans cette vallée de misères, la voix d’une pauvresse qui lamentablement chantera devant l’eau une de ces complaintes ramassées au hasard des concerts, une romance célébrant les petits oiseaux et implorant l’amour et dites si ce gémissement ne vous prend point aux entrailles, si cette voix qui sanglote ne semble pas la clameur désolée d’un faubourg pauvre !
Un peu de soleil — et, merveilles des joies navrées — des grenouilles coassent sous des roseaux, un chien s’étire, les pattes écartées, la queue en l’air, une femme passe un petit panier au bras, un homme en casquette chemine, le .brûle-gueule aux dents et, sous la garde de mioches qui se roulent dans la boue, un fantôme de rosse blanche pâture dans les terrains vagues.
Les travaux sont commencés. Le remblai de la rue de Tolbiac barre l’horizon, déjà; le lait de chaux va masquer de son uniforme blancheur les ulcères diaprés du quartier souffrant; les grands ciels gris, sur lesquels se découpent encore les séchoirs à jour des peaussiers et des chamoiseurs seront prochainement bouchés. Bientôt sera à jamais terminée l’éternelle et charmante promenade des intimistes, au travers de la plaine que sillonne, en travaillant, l’active et misérable Bièvre.
LE CABARET DES PEUPLIERS
La plaine s'étend, aride et morne. Les grandes cultures des orties et des chardons la couvrent, rompues, çà et là, par les mares séchées de la Bièvre morte.
Le bout d’un étang scintille, à gauche, au soleil comme un éclat de verre, le reste moisit, glacé de vert pistache par les lentilles d’eau.
Au loin, une ou deux cabanes branlantes avec des matelas pendus aux fenêtres et des fleurs plantées dans des boîtes au lait et dans de vieilles marmites ; des arbres aux sèves affaiblies, siègent à d’inégales distances, montrant comme des mendiants leurs bras paralysés, hochant
LE CABARET DES PEUPLIERS
des têtes qui bégaient dans le vent, courbant des troncs chétivement nourris par la lésine d’un incurable sol.
Le long de cette plaine, à droite, la rivière coule en un mince ruban, bordant la route qui s’engage sous une arche de pont jusqu’à la poterne ouverte dans les remparts. Des cultures maraîchères verdoient par places dans une terre moins pauvre, huit vigoureux peupliers éventent une maisonnette dont les murs se dressent, mettant les jolies taches de leur crépi rose sous la guipure jaune et verte des feuilles. On lit, en haut, près du toit, cette inscription : « Débit de vins » et devant cette coquetterie de couleurs, devant ces tonnelles qui se penchent sur l’eau, l’on songe involontairement au plaisant décor des auberges de théâtre ; malgré soi, l’on songe aussi à une salle poudrée de grès, à une armoire de noyer, ornée de ferrures, de pichets d’étain, de vaisselles à coqs et à fleurs, l’on se dit qu’il serait bon de boire sur un coin de table le petit vin suret, de couper une vaste miche dans le pain rond de ménage, de manger, tout en l’arrosant d’amples rasades, de solides omelettes, persillées de petite ciboule ou bardées de lard.
Puis l’on s’approche, l’on franchit l’immobile rivière sur une passerelle et alors ce cabaret si pimpant et si bonhomme apparaît comme un repaire, comme un coupegorge.
Le sourire de ses murs roses a fui ; une vieillesse hâtive et ignoble a voûté les chevrons et courbé le toit. Le teint éraillé est d’un rouge atroce. L’on pense immédiatement devant cette cahute à une épouvantable pierreuse qui détrousse et surine dès que la nuit tombe.
LE CABARET DES PEUPLIERS
Des tatouages de peinture noire apparaissent sous l’horrible épiderme du plâtre meurtri, des lettres mangées par le passage des saisons, faisant des mots intelligibles encore : « Lapins sautés, bières et vins, au rendez-vous des peupliers. » — Un silence inquiétant plane au dessus du bouge, les vieux réverbères à poulies qui pendent le long de la route prennent des allures lugubres et louches; l’on frissonne à l’idée qu’on pourrait se trouver attardé là, tout seul, un soir.
Assis sous une tonnelle, devant une table bâtie avec une planche posée sur quatre lattes, vous voyez, après des appels furieux, une servante poindre au bout de l’allée, le ventre en avant, la tête embobinée de linge, les yeux caves, les joues vides et tachées de son.
Elle apporte après avoir consulté la patronne qui hésite, défiante, craignant la rousse, des verres massifs gardant encore des places mal essuyées de bouches. Elle verse le pissat d’âne fabriqué dans cette immense bâtisse qui s’élève au dessus de la plaine, la brasserie de l’ancienne barrière Blanche et l’on découvre si l’on suit le regard de cette fille, au travers des feuilles, dans un bosquet voisin, un ouvrier qui dort, la chemise de percale rayée, ouverte au cou et bouffant de la culotte serrée à la taille par une ceinture de cuir. Il se retourne, sacrant après les mouches et un hideux côté de visage se montre barbouillé comme les murs du bouge, d’une large tache de lie de vin et de sang.
Aucune carriole et aucun haquet ne passent, troublant le repos de la ruelle déserte ; le roulement du chemin de
LE CABARET DES PEUPLIERS
fer relentit, seul, par instants; des flocons de vapeurs blanches s’envolent et viennent nicher dans le plafond de la tonnelle, un coq claironne, agitant son rouge cimier, brandissant le panache de sa queue, plumée de vert bouteille et d’or, une troupe de canards se précipite avec d'affreux couins-couins dans la Bièvre qui se réveille et souffle son haleine de purin gâté ; alors, si vous tournant vers les remparts, vous contemplez l’horizon rayé par la voie de ceinture, d’inconsolantes et de salutaires pensées vous viennent.
En haut, tout en haut, couvrant le ciel, Bicêtre dresse sa masse énorme, dominant tout Paris comme une menace, rappelant aux factices énergies de nos sens surmenés, aux dépenses inconsidérées de nos cervelles, aux douleurs de nos amitiés et de nos ambitions déçues, la fin désastreuse qui les attend.
Bouée formidable et grandiose, signalant les brisants de la ville, Bicêtre complète cette désolante image de la vie, qu’évoque déjà en nous la Bièvre, si joyeuse et si bleue à Bue, plus malingre, plus noire à mesure qu’elle s’avance épuisée par les constants labeurs qu’on lui inflige, impotente et putride alors qu’ayant terminé sa lourde tâche, elle tombe, exténuée, dans l’égoùt qui l’aspire d’un trait et va la recracher au loin, dans un coin perdu de Seine.
ms*
LA RUE DE LA CHINE
A J. Bobin.
Pour les gens qui haïssent les bruyantes joies retenues toute la semaine et lâchées dans Paris, le dimanche ; pour les gens qui veulent échapper aux fastidieuses opulences des quartiers riches, Ménilmontant sera toujours une terre promise, un Chanaan de douceurs tristes.
C’est dans l’un des coins de ce quartier que s’étend la si extraordinaire et si charmante rue de la Chine. Encore qu’elle ait été tronquée et mutilée par la construction d’un hôpital qui ajoute le douloureux spectacle des souffrances
LA RUE DE LA CHINE
humaines errant au dessus de la route sur des préaux sans arbres et sans fleurs, à l’aspect discret et recueilli de ses maisonnettes encloses de palis et de haies, cette rue a néanmoins conservé la joyeuse allure d’une ruelle de campagne toute enluminée par des jardinets et par des bicoques.
Telle qu’elle existe encore, cette rue est la négation de l’ennuyeuse symétrie, l’opposé du banal alignement des grandes voies neuves. Tout va de guingois chez elle; ni moellons, ni briques, ni pierres, mais de chaque côté, bordant le chemin sans pavé, creusé d’une rigole au centre, des bois de bateaux, marbrés de vert par la mousse et plaqués d’or bruni par le goudron, allongent une palissade qui se renverse, entraînant toute une grappe de lierres, emmenant presqu’avec elle, la porte visiblement achetée dans un lot de démolitions et ornée de moulures dont le gris encore tendre perce sous la couche de hâle déposée par des attouchements de mains successivement sales.
C’est à peine si la maisonnette à un étage perce sous sa canetille de vigne vierge dans un fouillis de valérianes, de roses-trémières et de grands soleils dont les têtes d’or se dépouillent et montrent de noires calvities, pareilles aux ronds des cibles.
Puis, c’est invariablement derrière la haie des planches, un réservoir en zinc, deux poiriers reliés par des ficelles pour le linge et un bout de potager avec des courges aux fleurs d’un jaune clair, des carrés d’oseille et de choux que dentellent et quadrillent avec leurs ombres des vernis du Japon et des peupliers.
LA RUE DE LA CHINE
Et la rue va ainsi, laissant à peine entrevoir par de vertes éclaircies des bouts de toits violets et rouges ; elle va plus resserrée à mesure, se démanchant, se tortillant, grimpant, plantée, çà et là, de vieux réverbères à huile, jusqu a la navrante et interminable rue de Ménilmontant.
Dans cet immense quartier dont les maigres salaires vouent à d’éternelles privations les enfants et les femmes, la rue de la Chine et celles qui la rejoignent et la coupent, telles que la rue des Partants et cette étonnante rue Orfila, si fantasque avec ses circuits et ses brusques détours, avec ses clôtures de bois mal équarri, ses gloriettes inhabitées, ses jardins déserts revenus à la pleine nature, poussant des arbustes sauvages et des herbes folles, donnent une note d’apaisement et de calme unique.
Ce n’est plus comme dans la plaine des Gobelins une chétivité de nature en rapport avec l’impitoyable détresse de ceux qui la peuplent, c’est, sous un grand ciel, un sentier de campagne où la plupart des gens qui passent semblent avoir mangé et avoir bu, c’est le coin souhaité par les artistes en quête de solitude ; c’est le hâvre imploré par les âmes endolories qui ne demandent plus qu’un bienfaisant repos loin de la foule ; c’est pour les déshérités du sort et pour les écrasés de la vie, une consolation, un soulagement qui naît de l’inévitable vue de l’hôpital Tenon dont les hautes prises d’air crèvent le ciel et dont toutes les croisées s’emplissent de figures pâles, penchées sur la plaine qu’elles contemplent avec les yeux profonds et avides des convalescents.
Ah! cette rue est clémente pour les affligés et ehari-
LA RUE DE LA CHINE
table pour les aigris, car à la pensée que de pauvres gens sont couchés dans ce gigantesque hôpital aux longues salles pleines de lits blancs, l’on trouve bien enfantines et bien vides ses souffrances et ses plaintes, puis l’on rêve aussi devant ces cottages cachés dans la ruelle à un délicieux refuge, à une petite aisance qui permettrait de ne travailler qu’à ses heures et de ne pas hâter par besoin la confection d’une oeuvre.
Il est vrai qu’une fois rentré dans le cœur de la ville, l’on se répète avec raison peut-être qu’un accablant ennui vous opprimerait dans l’isolement de la maisonnette, dans le silence et dans l’abandon du chemin ; et pourtant, chaque fois que l’on vient se retremper dans la douce et triste rue, l’impression reste la même, il semble que l’oubli et que la paix cherchés au loin dans la contemplation de monotones plages se trouveraient là, réunis, au bout d’une ligne d’omnibus, dans ce sentier de village perdu à Paris, au milieu du joyeux et du douloureux tumulte de ses grandes rues pauvres.
VUE DES REMPARTS DU NORD-PARIS
Du haut des remparts, l’on aperçoit la merveilleuse et terrible vue des plaines qui se couchent, harassées, aux pieds de la ville.
A l’horizon, sur le ciel, de longues cheminées rondes et carrées de brique vomissent dans les nuages des bouillons de suie, tandis que plus bas, dépassant à peine les toitures plates des ateliers couverts de toiles bituminées et de tôle, des jets de vapeur blanche s’échappent, en sifflant, de minces tuyaux de fonte.
La zone dénudée s’étend, renflée de monticules sur lesquels des marmailles, en groupe, enlèvent des cerfsvolants fabriqués avec de vieux journaux et ornés de ces
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images en couleur que la réclame distribue aux portes des magasins ou aux coins de ponts.
Près de cahutes dont les tuiles d’un rouge pâle bordent les lacs clairs des toits vitrés, de monumentales charrettes dressent leurs bras munis de chaînes, abritant ici, une idylle faubourienne, là, une maternité dont un enfant pompe avec acharnement la gorge sèche.
Plus loin, une chèvre broute attachée à un piquet; un homme dort, renversé sur le dos, les yeux abrités par sa casquette; une femme assise répare longuement l’avarie de ses pieds.
Un grand silence couvre la plaine, car le grondement de Paris s’est éteint peu à peu et le bruit des fabriques aperçues arrive hésitant encore. Parfois l’on écoute cependant comme une horrible plainte, le sourd et rauque sifflet des trains de la gare du Nord qui passent cachés par des talus plantés d’acacias et de frênes.
Au loin enfin, tout au loin, une large route blanche monte se perdant dans le ciel, mettant à son sommet comme un nuage lorsqu’une invisible carriole soulève, masquée par la courbe du terrain, des flocons de poussière.
Vers la brune, par ces temps où les nuées charbonneuses se roulent sur le jour mourant, le paysage s’illimite et s’attriste encore ; les usines ne montrent plus que des contours indécis, des masses d’encre bues par un ciel livide ; les enfants et les femmes sont rentrés, la plaine semble plus grande et, seul, dans le chemin poudreux, le mendiant, le mendigo, comme l’appelle la mouche,
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retourne au gîte, suant, éreinté, fourbu, gravissant péniblement la côte, suçant son brûle-gueule pour longtemps vide, suivi de chiens, d’invraisemblables chiens superbes de bâtardises multipliées, de tristes chiens accoutumés comme leur maître à toutes les famines et à toutes les puces.
Et c’est alors surtout que le charme dolent des banlieues opère; c’est alors surtout que la beauté toute puissante de la nature resplendit, car le site est en parfait accord avec la profonde détresse des familles qui le peuplent.
Créée incomplète dans la prévision du rôle que l’homme lui assignera, la nature attend de ce maître son parachèvement et son coup de fion.
Bâtisses somptueuses aidant à l’aspect des quartiers habités par les gens riches, villas tachant de jaune beurre et de blanc frais des campagnes reposées et joyeuses, Parcs-Monceau maquillés comme les femmes qui s’y posent, hauts-fourneaux et grandes forges se dressant dans des paysages épuisés et grandioses comme eux, telle est l’immuable loi.
Et, c’est pour l’appliquer, c’est pour réaliser l’instinct d’harmonie qui nous obsède, que nous avons délégué les ingénieurs afin d’assortir la nature à nos besoins, afin de la mettre à l’unisson avec les douces ou pitoyables vies quelle a charge d’encadrer et de réfléchir.
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