‹ Croyance et Suggestion: Le Pythagorisme et Apollonius de TyaneChapitre 6 sur 20 · V.— CHARGÉS DE COURS · texte numérisé non relu

V.— CHARGÉS DE COURS

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Chargé du cours de chirurgie ‘orthopédique a chez l’adulte pour les accidentés du travail, les mutilés de guerre. et les infirmes adultes. ù Rte

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LEDOUX-LEBARD . . . . . Radiologie clinique.

LP MM. MAUCLAIRE, agrégé. . . .

| Par délibération en date du 9 Décembre 1798, l'Ecole a arrété que les opinions émises À dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elle n'entend leur donner aucune approbation ni improbation.

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.« Celul- là vaut tout l'enfer ) ».

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Se 2 . Deux ( ou trois ans avant “ ésus, la douzième année du Le SNS consulat 1 Auguste, mnaissait à Ty ane, en Cappadoce, un. homme qui, durant sa vie, fit retentir le monde du bruit (LE de son nom, et dont les siècles écoulés n'ont pu altérer : ee ne l'éblouissant reflet de science et de > mystère qu'il ue Ep Le très loin derrière fui, 0 are Le ee La divine auréole dont il entoura sa tête aux longs che- Re “ veux blonds, sur laquelle le temps n'avait pu imprimer la vieillesse, la sagesse infinie avec laquelle il sut résoudre les problèmes qui agitaient ses contemporains et dé- à - jouer leurs embüches, la sereine philosophie qu'il prois tessaran milieu. des écueils du monde, et surtout l’ac- | complissement des miracles qu'il imposa à la crédulité

È = des foules, le firent adorer de son vivant et après sa mort

ML comme un dieu. USER

à Dion Cassius, Ammien Marcellin, le citèrent comme Dee

ti dans leurs « Histoires ». Eunape considéra son passa- 2

ê \ ? 4 à DE k g> sur la scène du monde comme le voyage d’un dieu We ñ L <! & " ;

sur la terre ; enfin, au IV° siècle, un gouverneur de Bi- d

thynie, qui était en même temps un sophiste, Hiéroclès,

opposa dans son Philaléthès sa vie aux Evangiles et sa di-

vinité à celle de Jésus. Dès la fin du ITT° siècle, son ima- 154

SA \ ie re Le ge se trouvait déjà dans un grand nombre de temples ets

| Vopiseus écrivait à” son sujet : RG Quid enim illo viro

sanctius, venerabilius, diviniusque inter homines fuit ?

Ille mortuis reddidit viisme ille multa | ultra hominem à

| fecit et dixit ». : A UOES TOUUNS D AY

. Môme parmi les empereurs, cet homme trouva des A | croyants Caracalla, l'incarnation d’ Alexandre, ui consa=

cra un heroum. Alexandre- Sévère plaça son image dans

son lararium où elle voisina avec celles du Christ.

De

d'Abraham et d'Orphée. Enfin, il n'est pas jusqu au sage à U

Aurélien qui ne fit vœu de lui consacrer un temple. à Rome, ‘capitale du monde et cité des dieux.

Il l'eut du reste à Ephèse et à Tyane avec ses prêtres,

ses rites et son culte, et s’il repose aujourd’hui dans le

linceul de pourpre où Renan fait dormir les dieux morts, son nom n'en chanta pas moins longtemps dans la mé- moire des hommes. A CDN a PE Ve Pourtant, après sa mort et même de son à vivant, l'una- $ nimité fut loin de se faire sur sa divinité, et si son pr es.

tige demeura à à peu près intact sur les foules qui l’ado-

raient, il eut à subir la plus grave des accusations qui

puisse atteindre un homme-dieu, celle de magie. Domitien le persécuta, peut-être, il est vrai, pour des motifs politiques. Mais cette persécution prouve, en tous cas qu'il n'était pas dupe du thaumaturge. Apulée, Lucien, se défendent hautement d’user des mêmes procédés qu'Apollonius le magicien, et si Hiéroclès ie ses miracles à sa divinité, Eusèbe n'hésite pas à les faire rentrer dans le cadre de la magie.

L'opinion des docteurs chrétiens est, à beaucoup

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