L'AIR EN
+ Péluse et Sidoine Apollinaire parlent de lui avec estime, et Saint Augustin loue ses vertus, le plaçant fort au- | ; dessus de Jupiter, tout au moins en ce qui concerne la LM
oi nr n’essaient pas de nier ses la - mais” se contentent de les attribuer en partie aux con- ‘naissances qu il avait en sciences naturelles, en partie à | l'intervention du. ténon Fi PR NN A SRI AAA TE
Mème après qu'un sophiste n tent pas craint d’ opposer : Æ A nn leur divin maître, Cassiodore, . Isidore de.
continence. Puis, cle” silence se fit peu à peu sur le nom. Lx
du Maître, l indifférence des. hommes laissa ses temples tomber en ruines, tandis que sur le monde rayonnait, éclatant ét; vainqueur, le Verbe de Jésus.
Pourtant, il avait gardé le même puissant attrait sur l’âme des hommes, toujours éprise de merveilleux et de mystère, et lorsqu'au XVIII siècle, l'école philosophi-" que, avec Voltaire à sa tête, prononça son attaque contre le Christianisme, ce furent encore les miracles d’Apol- -unius de Tyane qu’elle opposa à ceux dé Jésus. Et l’on rapporte que Frédéric If, roi de Prusse, trouva entre deux guerres le temps de traduire la vie du thaumaturge pour avoir le malin plaisir de la dédier au pape Clément
XIV A Vers le milieu du XIX° siècle, le spiritisme, à son tour, revendiqua Apollonius comme un médium, et le spirite ‘anglais Meric Casaubon, dans sa « relation sur ce qui se passa entre John Dee et quelques esprits », affirme que ceux-ci lui répondirent qu'Apollonius n'avait pu opérer
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__ses prodiges que grâce au constant commerce qu'il avait Heu avec eux. re ete = Aujourd’hui, le dieu s ’est évanoui, st philosophe are
de sa portée et il ne reste d Apollonius de Tyane que
le thaumaturge cl C'est sous ce re aspect que nous entreprenons |
Su\ étude psychiatrique.
Il nous à paru intéressant d'essayer de montrer par « °
quels procédés cet homme arriva à un tel degré d pres-
Merveilleusement doué pour la thaumaturgie, passé
tige. La SRE |
maître dans l'art de suggestionner les hommes et les fou-
le:, cet homme qui après avoir vécu comme on ne rêve
pas, trouva le moyen de mourir où et quand il voulut,
sans que personne put être témoin de la fin de son être
matériel, cet homme, dont les contemporains affolés ne savaient s'ils devaient l'appeler dieu ou démon, peut dans une certaine mesure être médicalement expliqué. Mais son attirante personnalité gardera toujowys un peu de son mystère et si, pour la science, il entrouvre à demi sa robe de lin de thaumaturge, se souvenant qu'il fut lui-même un psychothérapeute remarquable, les
secrets qu'il nous livre ne peuvent être expliqués qu'en
partant de faits et de doctrines sur lesquels on est loin d'être d'accord, et que nous n’aborderons que comme l'initié les mystères sacrés d’Eleusis. /
Nous essaierons de montrer que ce suggestionneur émérite fut, en réalité, surtout un auto-suggestionné, nous essaierons d'expliquer scientifiquement l'influence
considérable qu’il exerça sur ses disciples et sur les foules,
la v vie qu'en sa langue naïve, écrivit Philostrate,
an si la mort du maître, a ne nee a une du ses s
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