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Nous étudierons maintenant successivement le rôle de NAS : la suggestion provoquée ou hétéro-suggestion, et celui r'beride l'auto-suggestion dans la croyance. Nous prenons le mot croyance dans le sens où elle s’oppose à la certitude rationnelle, où elle constitue une es à certaines affirmations qui ne comportent pas de‘ démonstration rigoureuse, si ce n est ces raisons du cœur que la raison ne connaît pas. PACA Toute croyance a un point de départ, à partir duquel elle se bâtit. Ce peut être une sensation, un sentiment, une idée, un rapport de sensations, dé sentiments, d'idées, autrement dit un jugement. A la suite de la perception de ce point de départ, se produit un travail d'élaboration À de la croyance plus ou moins long suivant les cas, quelquefois pratiquement, inexistant.
Nous aurons donc à étudier d’abord la perception de ee ‘À ce point de départ, à montrer le rôle qu'y joue, quelque-
fois, la suggestion provoquée, apanage de la thaumatur-
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wie, et loisqu’ cle n'est pas en cause les raisons s profon- des qui rendront cette perception apte à à déclanche
le sujet le travail d’ auto-suggestion qui deviendra. A
facteur i impor tant de sa croyance. wi
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LEE Ÿ SAT GESTION) DANS L' L'ORIGINE DE LA CROANCE. | bi ù
Suivant à déialao que nous avons ue l'hétéro- |
suggestion est l'acceptation par L'esprit d’ une représen- nl
tation mentale quelconque suggérée par un opérateur,
représentation mentale qui se fait jour dans l'esprit du. F Ar | sujet, par un travail subconscient plus ou moins long RACE d’auto-suggestion. eue A ARR oe.
| Or, tous les thaumaturges, à quelque race, à à quelque en ns qu'ils appartiennent, ont usé, pour imposer leurs. a miracles à la crédulité des foules, de suggestion provoquée, qu'ils ont pratiquée, il est vrai, plus ou moins consciemment. “es Sie La manière dont Fi l'ont opérée varie naturellement avec leur propre personnalité et l'étendue de leur con naissance à la fois de l'état mental de leur sujets et des moyens de les suggestionner. Toutes les pratiques de suggestion, depuis les plus grossières jusqu'aux plus raffinées, ont été par eux mises en Lie pour arriver à leurs fins : suggestion par la parole, Je silence, les attitudes, les gestes, le costume, la vie mystérieuse dans un «e 4e temple on retirée dans la solitude, par tout ce qui peut parler à l'imagination des hommes et provoquer chez eux l'émotion indispensable à à toute auto-suggestion. Us:
| quant à ie cntipie qu us connaissaient dans ses ES . moindres détails, et qu ils opéraient le plus souvent avec 7 bonheur. Habitués par leur éducation, par la a de leur profession, à démêler rapidement L'état mental
7 … De de leurs semblables, ils avaient toujours la très fine intui-
tion de ce qui était. curable par simple suggestion, soit à. ; Pétat. de veille, soit l'état d'hypnose. De là des cures sensationnelles, qui attiraient un regain de prestige, el dont la renommée les suivait en tous lieux, faisant E … quelquefois accepter en surplus lies. uns de leurs Dies … prodiges, plus facilement contestables. ; : er se “En étudiant plus particulièrement la vie: d Aou | nous montrerons, chemin faisant, la part énorme qu'il faut accor der à ces pratiques, dans la créance de ses con- à temporains, en De prétendus prodiges. | Se Mais le point sur lequel nous voudrions insister, est que ces manœuvres de suggestion provoquée l'ont été surtout sur quelques individus choisis par eux, dont ils. :aimaient à s’entourer, leurs sujets, ceux qu'on a convenu d’appeler leurs disciples. Ces sujets, nous venons de dire qu'ils les choisissaient ; en réalité ils se sont choisis souvent eux-mêmes, tel Damis, accourant près de Ninive à la rencontre d’ Apollonius.
La suggestion provoquée est, en effet, difficilement applicable à une foule toujours un peu sceptique, ondoyante et diverse, qui accepte l'impression du moment pour Se À
à Je u FRE CAO , # \ la rejeter aussitôt après. L'intermédiaire obligé entre la
aux moindres de ses gestes, prompts à interpréter les
Fa moindres de ses paroles, et même souvent ce qu ‘il n’a pas Le a dit. Is le suivent partout, racontent ses ‘prodiges, entre-
tiennent autour de lui l'atmosphère de mystère, de vé-
nération et de respect, sans laquelle le thaumaturge est perdu sans ressources. (ep est Hilarion près. d'Antoine, c’est Damis près d’ Apollonius, ce sont eux qui ont entendu, eux qui ont vu, de leurs propres yeux vu, et ils ; ne mentent pas quand ils le déclarent, car leur autosuggestion est telle que ni. les tortures, ni la férocité d’une foule en délire n ‘arriveront à leur faire nier les
miracles de l'homme auquel ils croient de toutes les forces de leur être. ÇA
Le point essentiel, dans la suggestion provoquée, nous semble, en effet, résider dans le sujet lui- même. En d'au-
tres termes, ce qui importe, c'est sa suggestibilité, Fe ce
qui suffirait à le prouver, c’est que, quelles que Soient les pratiques employées, le résultat est le même, positif
sur les sujets prédisposés, négatifs sur ceux qui ne le sont pas. Mais ne voyons-nous pas qu'il s’agit, le plus souvent, de pauvres êtres, tourmentés, craintifs, heurtés et meurtris par les cahots de la vie, qui se réfugient dans le sein de la contemplation et dans l’adoration d’un thaumaturge ? Ce sont ceux que l’on appelle communément des esprits faibles, non dépourvus souvent d'intelligence, mais qui ont manqué d’ orientation, et qui, dès
qu'ils en trouvent une, s'y accrochent désespérément
foule et le one ce ut les disciples. Pas un n'a pu s'en passer. Îls sont toujours là, ces fidèles serviteurs. du Maître, buvant avidement ses discours, attentifs
à E es x : < si Li L d Se ; comme l'homme qui se noie à son sauveteur. Rêveurs,
“imaginatifs à l'excès, sensibles à. Ja moindre émotion,