‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 131 sur 278 · Hist. nat., viii · texte numérisé non relu

Hist. nat., viii

DE NÉMÉE

fournit ainsi une reslitution du passage qui avait été quelque peu défiguré dans les manuscrits du naluraraliste grec. Quant à la réflexion qu’ajoute Pline, elle a tout l’air de lui être suggérée par l’anecdote consignée dans Hérodote. L’attaque des chameaux par les lions lui a fait supposer que ces derniers animaux devaient être d’une force prodigieuse.

Le naturaliste latin, pas plus qu’Aristote, ne produit donc aucun témoignage nouveau à l’appui du fait que nous rapporte le père de l’histoire. Pausanias' raconte dans les mômes termes qu’Hérodote l’anecdote des lions qui dévorèrent les chameaux de Xerxèsil ajoute toutefois des détails importants pour la question qui nous occupe. Selon le voyageur grec, les lions errent souvent dans la contrée du mont Olympe, qui sépare la Thessalie de la Macédoine et fait face au fleuve Pénée ; et à l’appui de son assertion, il raconte l’histoire d’un certain Polydamas, do la ville de Scotusa, homme d’une force incroyable, et qui, pour imiter l’exemple d’Hercule, avait tué sur celte montagne un lion énorme. Ce Polydamas,, digne émule de Milon de Grotone, s’était acquis par sa vigueur une telle célébrité que Darius Nothus l’appela à Suse. Suidas* a reproduit la môme histoire en termes plus brefs, etTzetzèsL qui la redit à son tour, nous apprend que Diodore de Sicile avait écrit la vie du nouvel Hercule.

Il y a dans Xénophon un passage qui paraît aussj

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