C. XI
2. Xénophon nomme dans son énumération deux espèces du genre Fe/is, les irapÆ'âJ.Et; et les itâvômptî, qu’il est fort diltleile de nettement idenliller aux espèces que nous connaissons. 11 est douteux que l’écrivain grec se soit fait une idée précise des animaux qu’il désignait sous ces deux noms, car il règne chex les anciens une grande confusion sur l’application qu’on en faisait à telle ou telle espèce. liuiTon a jiensé que la panthère, ou mieux, le pauther des Grecs, était l’adive. Frédéric Cuvier incline à croire que c’était l’once. Ce ne sont là que des conjectures. Il ne faut pas, au reste, s’étonner du vague de la terminologie grecque à cet égard , quand les zoologistes s’accordent si peu sur la distinction à établir entre les léopards et les panthères, les onces et différentes autres espèces du genre Felis.
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DE NÉMÉE
nous possédions de l’existence des lions en Thrace et en Macédoine. Or, celui qui est authentique se rapporte seulement au cinquième siècle avant notre ère; car Aristote, Pline, Élien ne faisant que reproduire l’assertion d’Hérodote , on ne saurait appliquer à leur époque ce qu’ils disent de ces animaux. Xénophon, si peu précis d’ailleurs, parle visiblement d’après d’anciennes autorités. Dion Chrysostôme , qui vivait au commencement du deuxième siècle*, nous apprend que, de son temps, il n’existait plus de lions en Macédoine. L’orateur, il est vrai, ajoute qu’il en avait jadis existé en ce pays et ailleurs* ; mais cette remarque lui est évidemment .suggérée par ce qu’il avait lu dans Hérodote. On en peut dire autant du passage de Thémistius®, où le même fait est consigné.
Pour ce qui est de la partie méridionale de la Grèce et de l’Épire, les témoignages formels des auteurs ne nous permettent pas de croire qu’il s’y trouvât de lions depuis le cinquième siècle. Y en a-t-il existé antérieurement? La tradition seule nous fournit une réponse. Mais avant de consulter les légendes antiques, il en faut peser la valeur et bien saisir le sens, l’origine et la nature, afin de déterminer le degré de confiance qu’elles méritent. Or, parmi ces légendes, la plus célèbre, celle qui a été le plus souvent citée, est précisément le combat d’Hercule et du lion de Némée. La fable est assez connue pour qu’il ne soit pas nécessaire de la raconterici. Jedois seulement rappeler que bien que les environs de Némée