‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 134 sur 278 · Discours X, sur la Paix, p. 140, éd. Uardouin · texte numérisé non relu

Discours X, sur la Paix, p. 140, éd. Uardouin

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aient été le plus ordinairement donnés pour théâtre à cet exploit, les anciens étaient loin d’étre d’accord sur J

la localité que hantait le terrilile animal. Hésiode ‘ le place dans les cavernes de Némée et d’Apésantus, Apollodore^ dans l’antre Aphislomus ( ’A^ûa-oixov Aa-.sv), c’est-à-dire à deux ouvertures, Hygin* dans l’antre Amphrysus. Diodore de Sicile^, d’accord avec Pausanias% dit que le lion ravageait le territoire situé entre Mycènes et Némée, aux environs d’une montagne appelée Trétus, c’est-à-dire montagne trouée, parce qu’a la base, des deux côtés, était percé un souterrain qui servait habituellement de retraite au monstre. Voilà bien des versions. C’est qu’en réalité les Grecs ne savaient guère où aller chercher la retraite du lion de Némée, et des voyageurs qui ont parcouru avec attention les environs de cette villé*et ceux de Mycènes, tels que Dodwell® et Leake’, n’ont pu retrouver une localité qui répondît au récit de Diodore et de Pausanias.

Ils n’ont pas môme observé d’antre et d’anfractuosité où l’animal ait pu établir sa tanière. Il est vrai que Pausanias dit que de son temps, on montrait encore la caverne du lion ; mais est-il possible de voir là une preuve de la réalité de la légende, et le voyageur grec né parle-t-il pas d’une foule de lieux dont l'imagination populaire faisait le théâtre d’événements inconles-

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