‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 150 sur 278 · J. de Wal, ibid., n* lxxi · texte numérisé non relu

J. de Wal, ibid., n* lxxi

222 CAMULUS

lautre provient de la Sabine :

CAMVLO SANT, || FORTISS || SAC || Tl. CLAVDIVS Tl.F.QVlR. |, TERT1VS||MIL.C01I.VIU'R.VERI || L.D.Ü.D.»

Le lieu où le monument a ét(5 trouvi^ nous indique que le culte de la divinité gauloise, sans doute par suite de son identification avec Mars, s’c'lait répandu fort au delà des limites de la Gaule. Une inscription, découverte à llbynern ou Rindern près de Clôves'^, témoigne aussi do Uassimilation des deux divinités et nous ramène à la contrée où le culte de Camulus était national. Elle porte :

MARTI . CAMVLO || SACRVM. PRO || SAl.VTE TIRERII 1| CLAVDIl.CAESARIS 1| AYG.CERMAMCl .IMP. || CIVES. REMI QVI Il EMPLVM (lisez templum) CüNSTITV || ERV^T. || O.C.S.

Nous sommes donc en possession de deux monuments de la dévotion des Rémois pour le dieu Camulus. Le second nous apprend qu'il y avait près de Clôves un temple élevé à l'empereur Claude par les citoyens de cette nation. Le rang de celte' divinité, la vénération qui l'entourait, se révèlent dans l’épithète de deus sanctissimus qui reparaît dans une autre inscription en son honneur ^ aussi bien que dans ces vœux qu’on lui adresse en faveur des deux empereurs, Claude et Commode.

Mais Camulus recevait- il un culte dans toute la Gaule, ou quelques villes, quelques nations seulement, telles que celle des Rémois, l’avaient-elles adopté pour

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