Jouannet, Recueil académique, ann. 1829, n
4. D.M. llCAMVKV... ||AN... Jouannet, rec, cit., n® 21. — D.M. ||CAMVKV|1 ANN.XX.D.— n« 10.
s. Muratori, Inscript., t. 11, ch. ii, p. dccqii, b” 3.
KT GRANNUS.
Tout concourt, dans cette dernière inscription, à nous faire regarder T. Camulius comme un soldat gaulois : il servait dans une légion qui devait sans doute son nom de gallica au grand nombre de Gaulois qui y appartenaient. La sœur de ce soldat, Camulia, paraît avoir habité à Grenoble, ville où a été trouvé le monument votif. Il est donc probable que Camulius était né dans la Gaule narbonnaise.
Mais on rencontre sur les incriptions non-seulement les noms de Camulius, Camuleius, Camulatius, on trouve aussi celui de Camuhis porté comme nom, si toutefois ce n’est pas là une corruption ou une mauvaise leçon pour Camulius. Une inscription, qui se voyait au siècle dernier dans l’église paroissiale de Notre-Dame de Carsan près Saint-Esprit, portait :
D.M II IVLI.CAMVLI || VERl || PARENTES».
Je soupçonne toutefois que Lancelot, qui a publié l’inscription, a eu une mauvaise copie et qu’il y avait ■ CAMVLII.
Aux noms que je viens de citer et dans lesquels il est impossible de ne pas reconnaître des dérivés du nom du dieu Gamulus, il faut joindre celui de Camulogène, chef gaulois, qui fut, comme on sait, défait par Labiénus près de Paris Il paraît d’abord singulier de trouver dans ce nom la terminaison grecque qui indique la filiation. On pourrait admettre que les relations de ce chef avec les populations helléniques du midi de la Gaule lui avaient fait changer la terminaison
1 . Voy. Mém. deVanc. Acad, des iiiscr. et belles-lettres, t.VII, p. 246,