‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 157 sur 278 · Strabon, liv. III , p · texte numérisé non relu

Strabon, liv. III , p

3. Strabon, liv. IV, p. 197, 198. Diodore de Sicile, llv. V, p. 306. Pompon. Mêla, II, 2.

4. Cf, de Lagoy, Essai sur les monnaies de Cunobelinus. — I. Y. Akerman , Ancient coint of ciliés and princes geoyraphically arranged and described, p. 193, pl. xxiv, n" 18 (London, 1846). M. Akerman a pria la tête coupée, bien visible sur les monnaies décrites par M. de Lagoy, pour une grappe de raisin.

ET GRANNUS.

dont CAM fournit les lettres initiales, et qui aurait été alors, sans aucun doute, Camulus. Il est probable que le revers de la médaille représente soit Camulus lui-môme, soit un sacrifice qui lui est offert. La consécration de la tête d'un ennemi ù un dieu s’accorde parfaitement avec la barbarie des mœurs des populations belges qui habitaient la Grande-Bretagne, et nous savons que l’usage de décapiter les ennemis sur le champ de bataille subsista longtemps chez les Gaulois'. D’ailleurs la tête coupée se trouve aussi aux mains d’un guerrier gaulois sur les monnaies des Éduens , portant le nom de Dumnorix {Dubnoreix), et elle fait sans doute allusion à cet usage’.

La généralité du culte dont Camulus paraît avoir été l’objet, éloigne la pensée qu’il ait pu être une divinité topique tirant son nom de celui de la ville ou de la nation qu’elle protégeait. Le mot Camulus, apparaissant seul sur certaines inscriptions, indique qu’il était donné comme substantif propre, et non comme épithète au dieu Mars. D’ailleurs aucun lieu, aucun peuple n’a porté le nom de Camulus. Nous rencontrons bien un peuple nommé Camuni, habitant la Rhétie et d’origine étrusque, au dire de Tite-Live *. Mais ce nom ne présente point une ressemblance assez frappante avec celui de Camulus pour qu’on puisse faire dériver Tua

1. Tit. Liv., X, 20. Strabon, liv. IV, p. 197, 198. Cf. .\m. Thierry, Histoire des Gaulois, 3® éd., t. Il, p. 61.

2. Voy. la dissertation de M. de La Saussaye dans les Anna/, de VInstit. arehéol. de Home, t. XVH, p. lOC.

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