Edrisi, Géographie, trad. Jaubert; t. I, p
DE l’asie occidentale. 361
Ceybn, ni dans le Tandjaour, et encore moins à Manaar, est fort commun à Sumatra *.
La relation signale à Al-Ramny la présence d’une peupladeanlhropophage; mais, ainsique le fait observer judicieusement le D"" Roulin Ceylan n’avait vraisemblablement plus d’babitants cannibales à l’époque où elle était visitée par les Arabes; tandis que ce fait s’applique parfaitement à Sumatra, dont une des nations les plus anciennes et les plus célèbres , les Battas ou Battaks, est encore actuellement anthropophage^. Ces Battas ont dû être connus de bonne heure par les navigateurs orientaux, puisqu’ils habitaient dans la partie de nie faisant face à Sumatra, ainsi que nous l’apprend Joûo de Barros Aujourd’hui ils ont été refoulés au centre de l’îte. Enfin, pour achever de réunir tous les motifs qui concourent à faire identifier Al- Ramny à Sumatra, je remarquerai qu’Edrisi ® dit en parlant de cette île, qu’il y avait des châteaux, des villes et des villages fort nombreux, assertion qui ne saurait
1 . L'ilü d’Al-Ramny do la Relation me semble identique avec la presqu’île de Rilia d’un des voyages de Sindbàd. (Voy. Irad. Langlès, p. 31.) Il ressort, en effet, du second voyage de ce personnage imaginaire, qu’on se rendait directement de Ceylan à une presqu’île nommée Riha, où se voyaient de magnifiques arbres à camphre et où se rencontrait le rhinocéros (kirkeden).