Ibid., V. G
5. Ibid., sccl, I, lecl. 4, li. l.S, v. 10, 12, t. 1, p. 118.
G. Ibid., sert, il, Iccl. 3, li. 8, v. 0 cl suiv., t. I, p. 393.
DES ARYAS
trent chez le poêle hébreu qui nous représente Jéhovah tirant-ses flèches sur les eaux : « Les nuées se sont « fendues par l’éclat de sa présence, et il en a fait sor- « tir de la grêle et des charbons de feu. Il a tiré ses « flèches contre eux et il les a dissipés. 11 a fait briller « partout ses éclairs et il les a troublés et renversés*. »
Citons encore ce passage de l’hymne védique, où l’expression mythique se confond avec l’expression du fait naturel et rend par là plus sensible le naturalisme religieux. « Tu repousses par tes splendeurs, « dit Avatsarâ, fils de Caçyapa, l’ennemi qui enchaî- « nait le nuage, et tu ornes les régions célestes aux- « quelles tu rends la sérénité. Puissant par les œuvres, « tu existes pour notre salut et non pour notre perte; « et, vainqueur de la magie des Asouras, tu as mérite « que ton nom fût célébré dans les sacrifices’^. »
Mais l’image favorite du chantre arya, le mythe poétique par lequel il représente le plus ordinairement cette victoire du soleil et de l’air pur sur le nuage et l’obscurité, celte chute des ondes foudroyées par l’éclair, celte défaite de la nue, qui semblait menacer les deux, c’est celle du serpent, du grand dragon, Ahi, l’enfant des eaux, assis, comme dit le poëte védique, dans les airs, à la source des fleuves'^.
La forme allongée que prennent d’ordinaire les nuages aidait à celte personnification; les vapeurs épaisseset ténébreuses qui serpentent dans l’atmosphère s’offraient aux yeux du naïf pâtre de l’Arye comme des