‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 114 sur 251 · Th. de la Villcmarquo. Barzaz-Breiz, le Paradis, p · texte numérisé non relu

Th. de la Villcmarquo. Barzaz-Breiz, le Paradis, p

8. Vie et révclatiims de sainte Gertrude, par D. Joseph Mege, 1671, iu-12^ chantait dans l'oflice de cette sainte :

Candentis instar lilii Oion; mulces sidéra.

EgoUoscampi et lilium convallium.

<les épines^ ». La croix elle-même est souvent comparée à un arbre qui fleurit; voilà pourquoi, sur les vitraux, elle est représentée de couleur, verte*. Chez les Pères et dans la liturgie, on trouve souvent des invocations à la croix : « Arbre divin, arbre noble et dont nulle forêt ne pourrait produire le semblable, arbre couvert de feuilles, étincelant de fleurs et chaîné de fruits '. »

La légende de la Pénitence d'Adam^ qui est un épisode du Saint-Graal, fait Thistoire d'un rameau de Tarbre du bien et du mal, qu*Ëve avait cueilli avec la pomme fatale et qu*elle avait, par distraction, emporté du Paradis terrestre. Eve, ayant fiché le rameau en terre, il devint un grand arbre, sous lequel fut tué Abel. Plus tard, on s'en servit pour la construction du « saint des saints » dans le temple de Salomon. JEnfin, il fournit les branches, dont on fit la vraie croix. Tout lionne à penser que cette légende fut empruntée par le Saint" Oraal à VÉçarigile apocryphe d'Èpe, dont parle saint Épi- [phane, dans son livre des hérésies. Le fragment que ce Père ^n cite se rapporte assez bien à cette légende : « Je vis un •^rbre portant douze fruits chaque année et il me dit : C'est là le bois de vie * ». Cette histoire fut pour la première fois traduite du latin en français par un certain moine appelé ^Ajidré ou Andrius.

C'est, à ce qui nous semble, de semblables figures que sont :mées ces innombrables légendes de baguettes^, de bâtons, ^ui ont re\erdi et produit des fleurs; de roses qui se sont

1. Vicelius, Hagiologium, in-f'», 219. reclo. Ces expressions rappellent le sujet ^'un tableau de l'école du Corrégc (Musée royal, no 956) : saint François d'Assise présente à Jésus des roses routées et blanches produites, en janvier, par les «pines sur lesquelles il s'était roule pour amortir les aiguillons de la chair.

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