Apud Th. Wright, ouv. cité, p
5. Quoniam talis memoria quœ imaginibus fovetur, non venit ex cordis amore, sed ex visionis necesaitate: Opus inluslriisimum, Caroli M agni contra synodxm pro adorandis imaginibus, p. 489, 1549, in-18.
Aussi les ministres de la religion recommandèrent-ils de bonne heure Tusage de cet enseignement iconographique, si utile pour les igpfiorants, qui n'ont que Tintelligence des yeux et ne connaissent pas les livres : « Quod legentibus scriptura, y> écrit saint Grégoire le Grand ; « hoc et idiotis prcBstat pictura, quia in ipsa ignorantes çident quid sequi debeantf in ipsa legunt qui litteras nesciunt^ ». Et saint Basile exprime la même pensée, lorsqu'il appelle Tirnage « un langage qui parle à Tceil' ». <c Nos passim, » dit le septième Concile général (second de Nicée), en parlant de Timage du Sauveur, « in ecclesiis, in domibus et inforo^ in picturisj in sindonibus^ in promptuarii, çestimentis, omnibus denique in lacis j hanc figurant ponimus y quo continua contemplantibus nobis^ hœc in mentent çeniant et non obliçiscamur '. » « Pour austres choses ne sont faictes les ymages, fors seulement pour monstrer aux simples gens qui ne savent pas TEscripture, ce qu'ilz doivent croire», dit encore JeanGerson^, dans un de ses sermons en langue vulgaire.
Ces raisons portèrent les premiers apôtres de la foi, dans les contrées barbares, à faire un usage fréquent des représentations figurées. Saint Colomban et le moine Augustin conver-