s. Grégoire le Grand, Moralia, lib. 9, c
2. ''A yàp 6 Xo'yo; t^; îaiop^a; 8'.à rfî; ocxo^; ::apiTr7)<3i, tauia Y?«?'.>tfj atw-
Z(o'37. 5'i |x'.(X7((j£wç $«ixvuatv. s. Basile, Homilia,XL, Demartynbus, p. 453 (Opéra, M638).
S. Cf. Gard. G. Palacoli. De imaginibns sacrit et profanis, lib. I, c. 3.
4. Bulletin du Comité historique des Arts et des Monuments, 6" numéro, 1840, p. 246. — Jonas, évoque d'Orléans, dans l'ouvrage De cultu imaginum^ qu'il écrivit sur la demande de Louis le Débonnaire, dit également : a Plcturas sanctarum renim gestarum, quœ non ad adorandum sed solummodo ad instruendas nescientium mentes, in ecclesiis suis antiquitus fleri permissaî, etc. n. Bihl. Patr., éd. Cologne, t. IX, p. i, p.90. « Imagines in ecclesia sunt laTcorum scripturœ et lec- Uones ». J.-B. Kuhei, De divin o officio, lib. 1, c. 4.— Enfin le Concile de Trente s'exprima formellement à cet égard, Icct. XXV, dec. 2, De invocatione, vencrationo et reliquiis sanctorum et sacris imaginibus : u Illud vero diligenler docoant eplscopi, per hislorios mysieriorum nostrœ redemptionis, picturisvel aliis,simllitudinibusexpressas crudiri etconflrmari populum, fructum pcrcipi, non soluni quia admonetur populus beneficiorum et munerum quae a Chrislo sibi collata ftunt, sed etiam, quia Dei per sanctos, miracula et salutaria exempla oculis fide- Ijum subjiciuntur ut pro iis Deo gratias agant, ad sanctorum imitationem vitani mor^que suos componant, cxcitenlurque ad adorandum, ad diligendum Dcum et ad pieiatem colendam. Si quis autcm bis decrctis contraria docucrit aut scuserit, anathemasit. »
tirent par ce moyen une partie de la Grande-Bretagne*. Voulut-on combattre les opinions de Nestorius, on multiplia les tableaux de l'adoration des Mages'. A Nicopolîs, en Bulgarie, Methodius fit embrasser le christianisme au roi Bogoris et à sa cour en peignant sur les murs du palais de ce prince la scène eflrayante du jugement dernier'. Le môme sujet décora le portail des églises du moyen âge, à partir du xii" siècle, afin de ramener à la croyance de la résurrection dernière et de la fin du monde une population ébranlée dans sa foi par le non-accomplissement de la prophétie, qui attribuait mille ans d'existence au monde, à partir de la naissance du Christ^. Il y avait déjà au moyen âge beaucoup d'incrédulité en la résurrection. Rigord"^ rapporte que, comme Maurice, évéque de Paris, y croyait fermement, il voulut, en mourant, guérir cette incrédulité. Il se fit donner un rouleau, où il écrivit ces mots : « Je sais que mon Rédempteur est vivant et que je « ressusciterai de la terre au dernier jour, que je verrai mo
i. Concilia generalia^ éd. Binius, ConcHium Londinense, t. III, part. I, p. (Colon. Agrip., 1618, in-f").
2. cr. Kheinwald, Die kirdUicke Archœologie, p. 233 (Berlin, 1833, in-8»).
3. Cedrcnus, t. Il, p. 540 (in-fo). « Aucunes fois on paint, dit Duran dans Rational (part. I, 15, anc. trad. franc.), es é^'lises paradis et enfer, afûn que s'csjouysse des loyers et mérites que ou désire à conquester, en voyant paradis^ < ({ue on soit excité à clémence et doubtance, voy^mt l'enfer. » — C'était aussi da^ ti* l'espoir de convertir le khan desTarlares par l'impression que produirait *=*. mr son esprit la vue des images, que saint Louis lui envoya une lente d'écarlate ^ù l'on avait, dit Joinville « entaillé par ymaj^es l'Anonciation Notre-Dame et t^ix;^ les autres poinz de la foy ». Cf. Histoire Ue saint Louis, par le sire de Joinville .
/i. Cette prophétie se rattachait à cette parole de l'Apocalypse : « La secon(/e mort n'aura point de pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu el de Jésus-Cihrist, et ils régneront mille ans avec lui o (XX, 1 et ss.). Ce passage suggère à Lactance les reflexions suivantes : « Sed idem (Satan), cum mille ann/, hoc est septem millia cœperint tcrminari, solvetur denuô et custodia emissus exibit, at(iue omncs gentes, quae tune erunt sub ditione justorum, concitaJ!)/!, ut inférant bellum sanclœ civitati ».De Vita /îeofa (lib. VII, c. 27). Saint Augustin, qui vivait A une époque où l'on avait cessé de croire la fln du monde immineotc et qui sentait que la terre pourrait fort bien dépasser le terme de six mille ans que saint Jean lui avait assigné, s'efforça, dans sa Cité Ue Dieu (lib. XX, c. 7), d'expliquer d'une manière figurée ce terme de mille ans et ces autres paroles (le la révélation mystérieuse : « Il prit le dragon, cet ancien serpent qu'on nomme Satan et le lia pour mille ans». Mais il est impossible de ne pas reconnaître (jue son système est arbitraire et sans fondement. Voyez dans Michelel, Hisloirc de France, t. II, p. 132, la manière dont ce savant et spirituel écrivain décrit l'état de l'Europe aux approches de l'époque redoutée.