Didron, ouv. cité, p
2. Pour concevoir que de pareils spectacles pussent trouver des spectateurs capables de les supporter, il faut supposer à ceux-ci une ignorance qui ne leur
du V* siècle, tantôt sous l'emblème du bon pasteur S tantôt opérant quelque miracle', ou enseignant ses disciples', le Christ, dis-je, commença ^ être figuré nu, couronné d'épines, décharné et souffrant, avec tous les dehors de la triste humanité, image peut-être plus propre à réveiller Tidée de la rédemption, mais qui tendait à effacer de Tesprit de celui qui le contemplait la pensée immatérielle de la Divinité que la raison est impuissante à concilier avec ce corps agonisant, devant lequel reculèrent longtemps les artistes latins.
On fit plus, on transporta Jésus dans le ciel avec son corps et sa vie terrestre; on le représenta près de son Père, d'abord sous les traits d'un enfant^, plus tard crucifié et placé dans le giron du Tout-Puissant ^, enfin couronné aussi comme un monarque^, mais gardant presque toujours les marques de sa passion.
eût pas permis de comprendre ce qui n*avalt pas un rapport immédiat avec leurs habitudes. Ainsi, comme l'habit de prêtre était le plus vénérable qu'ils connussent, Dieu, le Saint des Saints, ne pouvait se présenter que vêtu de la chape et de l'étole. Suard, Histoire du Tfiédtre français, dans ses mélanges de littérature, t. IV, p. 29.
1. Bottciri, XX, XXXVI, LXXX, XCI. Tertullien nous apprend, Depudicitia. c. 7, que de son temps les chrétiens avaient représenté, sur leurs tasses, Jésus-Christ sous la forme du Bon Pasteur portant sur ses épaules la brebis égarée.
3. Mttnter, Sinnbilder und KunstvorsteUungen dei' alten Christen, II, p. 92 et ss.