Crcuzer, trad. Guigniaut, 1. 1, p
'i. £d. Jacobi. Handwœrterbudi der griechiichen und rœmischen Mythotog^^^igie, l. II, art. RiiKA (Coburg, 1835).
3. G.Wllkinsoii, ouv. cil., 3, 4, p. 169. — Nork,Koi*«r/mte e/tfî* Hieroglijphen, p.l
4. ^Elianus, Hittoria antma/f tim, XII. 7. — Clcmcnt d'Alexandrie, Stt-oma{ef,V,
5. Analyse du Sarasinha oupanicka, par M. le baron d'Eckstein, Journal at tM/MC, 3c série, t. Il, p. 469
6. L. Pultrich, Denkmalr der liaukunst des Mitielalters in Sachsen^ pi. Leipsick, 1836, in-4«.
7. L'opposition entre le lion et Tagneau est exprimée dans ce vers expli< des niellures du parement d'autel de l'oglise de Klosternenburg (Autriche) z
Nos redimens ngnus ex Juda fil leo magnus.
Voy.J. Amolli. Dus Niello-anlipciidinm in Klosternenburg, Vienne, 1844, in-S» — Une miniature de la Bible de Charles le Chauve (BibliothCniue nati
.- V iothCniue nationaH
montre Tagneau divin orné du nimbe crucifère, en regard d'un livre qui porte un nimbe semblable. C'est le Christ, dans sa plénitude symbolique, prêt à rompre les sceaux du livre mystérieux de l'avenir. — Comp. k» vitrail queSu^er avait fait faire pour une fenOtre de l'abbaye de Saint-Denis, à l'Occident, et qui représentait le lion et l'agneau divins brisant les sept sceaux de l'Apocalypse
avec ces vers
Qui Deus oui magnus librum leo solvit et agnus, Agnus sive leo fit caro juiiriu Deo.
la réconciliation des méchants, personnifiés par le dragongriffon, avec Dieu, personnifié par le lion.
Gomme animal vorace et féroce, le lion est, Tavons-noas dit, la figure du démon *. La Bible fait aussi du roi des forêts la personnification de l'ennemi attaché à notre perte*. Saint Pierre se sert d'une comparaison plus explicite encore : « Sobrii estote et vigilate, quia adversarius vester diabolus, tanquam leo rugiens circuit, quœrens quem devoret' ». Saint Ambroise développe la même idée dans son Hexameron^^ ainsi que saint Jérôme dans son Commentaire sur les Psaumes^, Joseph, l'époux de Marie, dans la prière qu'un livre apocrj'phe, dont la rédaction remonte aux premiers siècles de l'Église, place dans sa bouche, s'écrie au moment de mourir : « Neque irruant in me leones, neque prius submergant animan meam fluctus maris ignei^ », voulant désigner par ces mots l'enfer et le démon". L'Église fit aussi usage d'une comparaison identique, et elle chantait à l'office
1. Tehemy'Bogt divinité du mal chez les Slaves, était représenté sous la figure d'un lion assis. Ponvent, Mythologie grecque, latine et slavonne, p. i25. 1 a Susceperunt me, sîcut leo paratus ad prsedam. » Ps. XVI, 12.
f 3. !• Epist. Pciri, V. 8. Cf. Apocalypie, XI II, 2,
^ 4. a Cognosce te, homo, quantus sis et attende tibi, ne quando, laqueis implica-
tus, diaboli fias praeda venantis, ne forte in fauce» tetri illius leonis incurras, qni ruit et circuit quœrens quem devoret b. Hexam., lib. VI, c. 8.— 11 est curieux de retrouver absolument la môme idée dans les livres bouddhiques. «Démons aux formes terribles qui rôdez comme des ours et des lions dans la vaste forêt, écoulez et soyez attentifs. » Passage de VAchtami-Vrata' Vidimna, rituel du Népal <les pratiques Tanlrika. JoMm«/ aêiatique, t. VII, 1831, p. 187. — Hésiode a aussi comparé Typhon, le type primitif de notre diable, au féroce monarque des forêts
"AXXoTE 5*aÙTS XiOvTOî avalisa Ouuôv syovio;.
{Théogonie, v. 833.)
5. a Sicut catulus leonis, leo diabolus, catulus filius ejus antichristus, vcl 3liud; leo diabolus et fliii ejus Judas.» S. Jérôme, in Ps. XVI, 12.
«. Hittorla Joseph fabri Vgnarii, c. 13, ap. Thilo, Codices apocryphi, t. I, P- 25.
7. Cette croyance réagissait sur l'esprit des visionnaires et leur faisait voir le fiable sous ces formes. Voici, eu efTet, ce qu'on lit dans la Vie de la mère Agnès Jp J^itf, reUgietue de Saint Dominique : o Dieu permit alors à ce maudit ennemi °*« hommes d'ajouter aux tourments intérieurs des tentations d'autres lour- ^**nis extérieurs elTroyables. Les démons venaient en troupe l'environner; les
■•^ sous forme de serpents, qui s'entortillaient autour de ses jambes, les autres ^'^ celle de loups affamés à la gueule béante; les autres, sous forme de lions
« fureur, poussaient des rugissements terribles. » rLe Puy, 1717, 3? édition.
des morts : « Libéra me, Domine, de morte œtema; in die illa tremenda, de manu diaboli, de pœnis inferni, de profundo iacu, de ore leonis, ne absorbai eas Tartarus ^ ». D*ailiears, les symboles du lion et du serpent étaient intimement liés dans les doctrines orientales'. Souvent Timage de ces deux animaux était même confondue en un symbole unique, comme on le voit dans les figures gnostiques'. On comprend alors que le serpent étant devenu l'emblème du démon, le lion dut recevoir la même destination.
Le lion fut donc, dans la croyance populaire, une des formes particulières attribuées aux démons^, forme sous laquelle le vulgaire s*imaginait qu'il se rendait parfois visible ^.
1. ReDaudot, Collectio Uturgiarum orientalium.i. II, p. 117. On lit aurai dans I Psautier de la Vierge, VU, ap. l. VI, Opéra. S. Bonavent. : o Conduite ora leonit efc dentés ejuê. »
S. La chimère, ce monstre imaginaire de la fable grecque, dont Torigine rattache sans doute à quelque symbole qu'on ne peut plus aujourd'hui déco vrir, était un mélange des formes du dragon ou serpent et de celles du lion :
. jjLî'a jxiv y «co::oTo Xs'ovto; "^H oï •/y^a•.pr^;, îj 8'o3>toç xpaTEpoîo SpaxovTo;.
(Hésiode, Tlièogonie, 321-2S.)
Dans les doctrines astronomiques des anciens, le lion éiail la pcrsonnificat^^ « de la stcrilitc :
Et Stella vesani leonis Solo diem rcferonte siccos.
(lloratiusjib. III, od.29.)
Lo lion était radversairo du vcrseau (aqu'irius)^ souvent assimilé au Christ «} u/ verse l'onde de vie : u Aquarius autem adversus leoni est et illo oriente moJt occidit. » Macrobe, In $omnum Scipionis, lib. I, p. 49, Opéra. Lugd. Batax., 162S. in-12.