‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 157 sur 251 · Cf. Maller, Histoire du gnoêlicisine, pi. VI · texte numérisé non relu

Cf. Maller, Histoire du gnoêlicisine, pi. VI

4. Michel Psellus dit en parlant du diable, dans son ouvrage De Dœmonibu^ : (( Leonis more frémit, saltat ut pardalis, latrat ut canis », cité par J . Wierus. da rm^ son ouvrage : De Prœsligiis damonum et incantationibus, p. 66. Basileœ, in-4*. Dans tous les ouvrages du moyen âge, le démun nous est représenté ri^' gissant après sa proie comme un lion. Lorsque l'on jetait le sel et les cendre dans Teau bénite, on récitait une prière, dans laquelle étaient ces mots: « Q*- "^^ inimici rugientis saeviliam superas. » Archeologin, 1884, p. 255, Ordo ad ben dictionem seu dedicationem basilicarum, ex mss. Bibl. Rothomagt.

5. Suivant Pierre de Lancrc, on voit bien souvent des démons apparaître se ^

la forme des lions; mais ils disparaissent dès qu'on met un eoq devant eux. C sur cette croyance superstitieuse relative à la vertu du coq blanc ppurefTray le lion, saint Ambroise, lieœamei'on, lib. VI, c. 4 Lucretius, De natura reru Carmen, c. 4.

L*art qai vit d^images et les multiplie sans cesse s'empara de cette nouvelle représentation du démon et peignit les saints, les évêqnes foulant aux pieds le féroce animal, comme il les avait offerts foulant le serpent ^ Parfois môme, pour se conformer aux paroles du psaume « super aspidem et basiliscum ambulabis et conculcabis leonem et draconem », Tartiste réunit sous les pieds de la statue du prélat, de Tabbé, ces deux animaux diaboliques'. Cette association rappelle celle que Ton voit dans les abraxas^ et se rattachait peut-être aussi à un système d'idées communes entre les chrétiens et les g^ostiques.

D'autres fois, ce fut sous Temblème de la lutte, emblème qui semble avoir dominé toute la symbolique du moyen âge ^, que s'off'rait dans les monuments le combat que Satan livre aux pécheurs qu il cherche à dévorer. C'est ce qu'on peut voir à Saint-Trophime d'Arles^, à Saint- Jacques de Ratisbonne*, à la cathédrale de Worms', à l'église de Saint- Gilles*, à Saint-Michel de Cuxa^, à la cathédrale d'York*®.

1. A réglitto de Sainl-Riquicr, saint Vulfran, évéquo de Sens et patron du Ponthieu. est représenté len<int un lion enchaîné. Saint Riquier est encore représente ayant un lion à ses pieds. Gilbert, Description de l'église de Saint- Riquier, p. iOO. Sur une archivolte de l'ancienne église de l'Ile Barbe, à Lyon, on voit le Christ terrassant un lion avec une croix.

i. Cr. Stothard. Monumental effigies ofGreal Britain.

.1. Malier, Histon-e du gnosticisme^ ai\a», pi. Il, lig» VI.

4. I..es combats de Jacob et de l'ange, de David et de Goliath, de Samson et du lion, étaient les types primordiaux de ces sujets caractéristiques : « Vir qui cum Jacob luclam iniiti),dit saint Isidore de Séville, a Christ! certamen cum populo Israël flguravit ». Àllegoriœ in sacras scripturas, n» 30. Opéra, éd. Arevallus, t. V. Cette idée, tout orientale, venait de l'Egypte ou de la Perse; nous la retrouvons dans la lutte d'Antéo et d'Hercule. Cf. Sturz, ad Vherecyd,^ p. 1«5.

5. Les pilastres de cette église sont supportés par des lions qui dévorent des damnés. Laborde, Monuments de la France, t. II. pi. XII. Co sujet se voyait aussi aux portes de Saint-Laurent in Verano. Ciampini, Vêlera monwnenta , pi. XVI.

6. et, Popp et Th. BUlau, L'.irchUerture du moyen dge à Ralisbonne, pi. IX. On voit dans les bas-reliefs de cette église plusieurs animaux qui s'entre-dévorent et qui rappellent ceux do l'abbaye de Moiss^ac.

7. Ilope, Histoire de l'Architecture, trad. Baron, pi. XL et XLI.

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