Témoins ces vers d'Horace
Me rabuloaœ Vulture In Appuie,
Altricia extra iimen Apulis,
Ludo fatigatumque somno.
Fronde noya puerum palumbes
Texere.
Lib. III, ode 4.
3. « Columbas aureas et argenteas in formam sancti super divina lavacra et altaria appensas, asserit et défendit contra Severum liœresiarcbum, synodus Gonstantinopolitana. » Molanus, De picturii, lib. I, c. 6. Cf. l'ouvrage déjà cite : De antiquts baptittnatis ritibut,iibA,cA{y p. 26. A Saint-Trophime d'Arles, sur un des chapiteaux de la porte d'entrée, on voit un baptême par immersion : Un enfant est plonge dans une cuve par son père et sa mère ; le Saint-Esprit, sous la forme d'une colombe, descend sur la tête de cet enfant. Millin, Voyage dam le midi de ta France, t. III, p. 592. Cf. Munter, SinnbUder, Heft I, p. 106.
Alcuin, dans une de ses lettres, appelle le pape Léon III, le gardien de la seule coloml)e sans tache. Epistol. ad Léon. 111, ap. Alcuini opéra, t. I, p. 80. Les chrétiens voyaient dans le passage de saint Mathieu (XXI, 12), où il est dit que J.-C. chassa hors du temple ceux qui y vendaient des colombes, une allégorie aux dons de l'Esprit saint enlevés au temple de Jérusalem. Cf. S. Hilaire de Poitiers, Commentariut in Math., c. xxi, p. 714, édit. Bened.
4. Dans une miniature du Psautier de saint Louis, dont parle M. Didron, dans un article de la France littéraire^ août 1841, J.-C. est représenté entouré des Rept esprits flgurés par sept colombes. Dans la Bible historiée manuscrite de la Bibliothèque nationale, cotée 6829, on voit la Vierge portant l'Enfant-Jésus. Elle estenvironnée de sept colombes. Comp. tes sept esprits dont parle Esaïe, chap. xi, v. 1 et2. Ce sujet se retrouve fréquemment dans les miniatures des manuscrits ou sur les vitraux ; par exemple, sur un vitrail de la Sainte-Chapelle, à Paris, sur un des vitraux de l'abbaye de Saint-Denii, donnés par Suger, et sur la rose septentrionale de la cathédrale de Chartres
Le peuple, accoutumé à voir si intimement unie la colombe avec ridée de FEsprit saint, ne sépara plus désormais ces deux êtres. Pour lui la colombe devint le Saint-Esprit, et rice çersa^. Incapable de discerner ce qui était réel dans ces représentations, de ce qui n^ofTrait qu'un sens allégorique, il expliqua, par des mythes pareils à ceux de rEvangile, la présence de ces oiseaux mystérieux.Les Actes des Apôtres nous disent qu'en prêchant aux Juifs, qui allaient le lapider, saint Etienne était rempli du Saint-Esprit. Or, on peut yoir sur un yitrail de la cathédrale de Sens une colombe blanche, à nimbe d'or, étendant ses ailes sur le jeune diacre. De même sur un vitrail de Téglise de Fribourg en Brisgau, on voit une colombe au-dessus de la tête de sainte Catherine d'Alexandrie, confondant les docteurs païens'. La colombe placée à côté de saint Fabien ^, de saint Hilaire d'Arles ^, de saint Sévère de Ravenne^, de saint David de Valais*, de saint Médard de Noyon'^, de saint Maurille', de saint Thomas d'Aquin', de saint Evurce ^^, de saint Samson^S fut pour le vulgaire une véritable colombe ^', sous la forme de laquelle il
i. Les Russes, par exemple, s'abstiennent de manger du pigeon, à cause de Tassociation qui existe dans leur esprit entre cet oiseau et le Saint-Esprit. {May ^Snint- Pêtersbourg et la Bussie, t. l, p. 95. Paris, 1830). Le clergé entretenait cette superstition populaire qui confondait la colombe avec la personne divine, en figurant constamment cette personne nous le mémo emblème. f)an8 plusieurs églises, pendant la messe de la Pentecôte, on voyait la colombe qui descendait au milieu des étoupes enllammées. F. Bourquelot. Ilisloirt' de I^rovins, 1. 11, p. 289. Quelquefois, il est vrai, le Saint-Esprit a été figure sous une forme humaine, mais le fait est fort rare. Cf. sur le petit nombre de représentations de ce genre, Quandt. ProgrMe IHctuns SpiiitusSaricti subJHX'Cfiisspeciosi forma('\n-h»,iTil,\\e'ti\omonlJ.