Creuzer, Irad. Guigniaut, t. Il, p. Si et suivante
5. Daq en hébreu signifie poisson, et c'est sous ce nom qu'est désigné le Christ dans les écrits talmudiques. Munter, t. I. p. 49.
6. Cf. Herodien, lib. II, c. 41 ; Pline, Histoire naturelle, lib. XXXVIII, n" 1-
AmouldS de saint Kentigem', de saint Maurille '. Seulement, pour ce dernier, on a substitué une clef à un anneau. Plusieurs familles nobles portaient dans leurs armoiries des poissons avec des anneaux dans la gueule ^, images qui se rapportaient sans doute à des légendes semblables. L^Orienta aussi reproduit les mômes fables. Suivant les récits arabes, un poisson rapporta un jour à Salomon un anneau magique qu'il avait perdu. Un fait semblable est raconté dans Thistoire d'Haroun al Raschid^. Ces légendes rappellent la pièce d*or que le Christ, d'après rÉvangile ^, trouva dans la gueule d'un poisson, fait incompréhensible et dontForigine mythologique doit être cherchée dans de plus anciennes croyances. Hérodote ^ rapporte que Ton mettait souvent des anneaux et des bijoux à des crocodiles sacrés. Selon Lucien^, on conservait au temple d'Hierapolis, dans un vivier, des poissons auxquels on mettait des ornements d'or. Des idées superstitieuses se Sont donc attachées de tout temps aux poissons et aux anneaux Ou cachets. Les Romains, par exemple, mettaient à la conservation de ces joyaux la plus grande importance. Galba ayant perdu le sien, cet événement fut regardé comme de très funeste augure. Certains anneaux avaient des vertus magiques ; tel