Lib. XViil, c. XVIII
SQD. Ua LÉGENDES PIEUSES
^|. MM de fhoiainet qoi font paraître aux yeux de l'homme 7^ 'àm corps imaginures et lui font croire à la réalité lie ceiiaios j^ objeU dont-il éjHHntTe comme des sensations. ÉvidemmeDl l!évétfa.e d'HqtpoiM montre par ces paroles que dans sa pen- 4 êé» le véve et les luUocinations viennentdes démons. Cas«ai
• .-^ nom apjwendduis bob Conférences ' que le démon profite de ^' la faibl«Me da corps pour se saisir de nous, et qu'il obscurcil . * pamiM homear noire et épaisse nos facultés intellectuelles. Enfin l'Éf^ise catholique enseigne encore à cette heure que c'est en remuant les n«rfs. les humeurs et les membres du CfwpSi qae le démon agit sur nous '.Ce sont donc ces démons qui ont été sttbstitQéB aux causes réelles de nos maladies: Itaqoê, dit Tertnllien en parlant d'eux, corponbus quidem et ptUetadinemmftigunt et aliquos coatis acerbos, aninueçtro npentinoa et extraordinarios per dm excessus *. L'identité est évidente. L'Eglise & pu ignorer qu'il n'y a pas besoin de supposer des (très animés ù ta place des causes physiques de Ir nature; an xix* siicle, il ne saurait en Atre ainsi. Les possédés seront encorepovr nous, comme pour les chrétiens des 'premiers sièdes, des malades ; mais Satan ne sera plus pour rien dans leur état.
Nous pourrions rapprocher de la folie le rêve, état duranl lequel l'intelligence est comme en proie à une folie passage». Eu effet, l'action des organes n'a plus lieu qu'imparfaitement; l'homme est abandonné à la sensation trompeuse éveillée pv la mémoire. Dans le rêve, tout s'exagère, prend nn asped nouveau; rien ne rectifie la première impression; point de comparaison. Une simple piqûre d'épingle et même de paille devient un coup d'épée ; une inégalité dans le lit, une mon-