Du magnétisme animal en France, p
nue jeune fille ndrveuse tourmentée par une maladie bizarre, ' et déji troublée par l'idée qu'elle peut ^tre au pouvoir de Satan, amende. devant un prêtre, qui, revêtu de ses ornementftsàcerâotaox, se dispose à coDJurercet esprit de ténèbres. et l'on ne s'étonnera pas qtie son imagination trouLk'c la jette dons cet état d'extase qu'une exaltation morale un peu forte produit presque constamment chez les personnes qui s'y trouVent prédispoiétis. Ces considérations expliquent pom-quoî, dans tons les temps, la grande majorité des possédés a toujours été composée de femmes. »
Le moyen A^e *, en nous montrant la Bueeesdon non interrompue de la CToyence aux possessions, depuis Jésn»Ghrisl jusqu'en siècle dernier*, nous {HonVe doneatee érideiwe
. L Cm! wf m* tUtte qae l'on a cummeiico A avoir des dout» sur h rétlIU dM iwtMMion* dtoonlaques. HnntaigDe ^1 l'un Hes prennent qui aii'iil WKll«l4 qtMlqooi oUaalloBi ù cet èitard. Jean Wyer, upri'a arolr demonln rabturdild de la eroyanoe aok sorciers, ut voir i|ue les [>osaBdes ou démonlaqiin B'AalMtantnaqMdMinélanculiquei. Seniter. l'un des roadaleundu rgiionillMM allômaild. avait, dta le s'\ùc\e dernier. IdenliUé les domonlaqucB aux tous et anx rnrieox. Ct. Am. Saintes, autoire crlcbiut du rnltonnlùncm Allfitgiii. ' p. in. Hila, t GdU de ce* proifrOs, icsopinlous oiiclennea pereistent encors cli» qvelquM mMeolna, encore esclaves du dn^mc. Ainsi G. Hetiiriu*. G.-i. Srn- "— In, Tb. EHa>B.&i»bn>l*ePi)re. J.Ldvïs. f. Plaier, perststèrent à croire axt — '---démoDlaqUBi. Jean-Mulhien Duvoslaiil el Paul Zacchlaa adunierenl 1 moyenne. Ce dernier enieigno que les potsédés ne «ont que M maiancollques, mais que leur maladie eniiage le malin esprit i le* faire aervir d' in si rumen ta i sa mBliœ. (Sprengel. Hiiloire de la luiiUdne. tnd. Jourdin, t. ni, p. a».)
i. Toules lesoroysnceedu moyen Age relellTes aux poswuloDi du dàm.m " •ont encore conservées dans Is GrËce actuelle. Ecoulons, pour preuve, l'abbt Péguès : o Lorsque lea femmes ont des maladies hysténques ou autres qui kat occasionnent des crispations de nerfs, des spasmes, et lea font paraître romnw dans un étal d'aliénalion, on s'imagine que ces maladies ne sont autres queda possessions deasni^esaudca démons. Alors leapnpoi, usant de leur chsrlataniNiH pour escroquer de l'srgent, les soumelleni a mille tortures pour lee depasKdti. Ils mènent la malade à l'iiglise, récitent sur elle des prières et surtout le* Éimgites, pour exorciser le démon, et cet exorcisme peut durer de* semaliio entières... Si la malade devient [uriease ou si elle se met en colÊre, Ils pemest que c'est le démoo qui s'agile en elle et la met dans cet état, lis 1* frappent, i'* la llrenl par les cheveux. Elle a beau crier, se plaindre, demander ml lériccrtf les papal croient que c'est un signe de victoire sur l'eanemi qu'ils vonMt chasser, r Aitloirc el pliénominei vokanitfua de Santorin. p, S39et auiv. (ItU Imp. roy., In-B»).— Celle croyance, su resle, n'eilsle pas seulement dans les (Ml' chrétiens. Des faits de possessions sont rsconlés dans les livres du Tao-ssé. E^ sage Klng'lslng chassa par sa présence, dans la province de ChUD-Boa, les nulln< esprlls qui tournienlaii-nl uneleune tille, v. Livre du récomptnia tt dtt pmf. rsd.Slan. Julien, p, 1Ï5. -Snivsnl Mariner, le fils du roi Flnow, de l'Ile Tongi, f croyait inspira par l'esprit de Tooguo-Ahoo, dernier roi de celle Ile; Il sentait » lui, disall-il, une existence et comme une Ame élrsnijère; il entendait Inlerlcu-
L'identité des possédés et des fous et Terreur médicale qui se trouve dans les livres saints. Ainsi, jadis, sainte Nymphna» patronne du village de Gheel, en Belgique, s'était acquis une grande célébrité par les guérisons qui s'opéraient dans son église. On y exorcisait les possédés que Ton amenait en grand nombre des villages voisins. Aujourd'hui, cet usage subsiste encore en partie, on y amène toujours des possédés, mais ces possédés se trouvent être des fous, que soignent maintenant les habitants du village, et qui ont valu à Gheel le surnom de « Village des Fous * ».
Il y avait au moyen âge un grand nombre de ces pèlerinages, où se renouvelaient sans cesse ces prodiges, que Tincrédulité rend beaucoup plus rares '.
Non seulement les faits rapportés autrefois, comparés à ceux d'aujourd'hui, démontrent clairement l'identité des fous et des possédés, mais l'examen même des croyances primitives à ce sujet ne convaincra pas moins de ce fait. Qu'est-ce que la folie ? une maladie ; qu'est-ce que l'hystérie, Thypochondrie, la mélancolie? autant de maladies auxquelles nous attribuons, bien entendu, des causes physiques. Eh bien, les chrétiens ne leur contestaient pas cette même nature que nous leur assignons ; toute la différence, c'est qu'ils en faisaient remonter la cause aux démons. Les possédés étaient véritablement les fous de nos jours; mais cette folie, Satan l'avait produite. Écoutons saint Augustin, dans sa Cité de Dieu ^. Il nous dit que ce sont les démons qui assoupissent les
rement une voix mystérieuse. (An account of the natives of the Tonga islandê, by John Martin, t. IH, London, 1817, in-8<>). Les Pythies, dans l'antiquitc, s'imaginaient être au pouvoir du Dieu. Cette dualité singulière, qui se développe dans la personnalité humaine sous l'influence d'une croyance religieuse, et pur laquelle il naît deux volonté;!, comme deux ordres d'existences Intel lectuelloM, tient très probablement, ainsi que l'a observé M. Scipion Pinel : Phfjtiohgie (le l'homme aliéné^ p. 56, à la duplicité du cerveau. Chdque lobe agit alors séparément et chacun d'eux devient un cerveau distinct.
1. Voyez Archambault, Introduction à la traduction du Traité d'EUismr les Tuiladies mentales, p. 116.
2. Tels étaient Notre-Dame de Tortose, Castel-Sarrasin en Languedoc, Lagnylur-Marni*. V. Bibl. pop. de Claudius, Maladies mentales, p. 60.