Àpolaselicul, c. un
tagne à franchir ; une position un peu gênante nous fait croire que nous sommes écrasés sous le poids de quelque rocher. Un sommeil pénible est-il reflet d'une disposition maladive ou anormale dans Torganisme, la circulation pulmonaire estelle gênée, le cerveau en proie à une congestion, d*horribles cauchemars vous assiègent. Tourmentés par les aiguillons de la chair, sommes-nous sollicités par quelque appétit voluptueux durant notre repos et à notre insu, un rêve vient réaliser nos désirs. La superstition persuadait à ceux dans Tesprit desquels se passaient de semblables phénomènes, qu'ils avaient eu commerce avec des esprits mystérieux, des génies invisibles, des incubes, comme on les appelait. Pour l'antiquité c'étaient les dieux conferentes S pour les Celtes c'était le génie Dusien ', pour le moyen âge c'était le diable qui venait, par cette union abominable, répandre son soufQe impur et dévorant sur la créature qu'il séduisait^. Combien de faits bizarres répandus dans les légendes ont été enfantés par le rêve du saint, qui croyait, dans cet état où tout notre corps semble plongé dans un repos profond, entrer par la pensée en communication avec le monde invisible. Cette idée erronée est vieille dans le monde. Par l'état mystérieux dans lequel il le transporte, le rêve a dû faire croire à l'homme qu'il y avait une existence diflerente de celle que nous menons sur terre, à laquelle il le faisait atteindre, quand il s'emparait de lui. Considérant son corps comme une prison d'où son âme doit chercher à s'échapper, le mystique a sans cesse cherché Dieu par la voie des extases et des songes, au lieu de le chercher par une foi simple mais raisonnée ; et, substituant à la droite et saine raison le sentiment né de son délire, il a étreint le monde invisible. Dieu et la vie future, dans le cadre étroit de sa terrestre imagination^. Tous ces travers