Arnobe, Advenue génies^ lib. V
3. J.-G. Keysler, Aniiquilates selectœ septentrionales et celticœ, p. 457. Hanovre, 1710, in-ia.
3. Cf. Foderé, Traité du délire^ t. I, p. 270, s. 3, c. xxi. h. Qu'on ne pense pas que je veuille établir par là que le sentiment ne soit
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maladie da certaios esprits exalltfs sont éstmam'^ lai* âatitté de livres énormes, où toutes fimlastiqiies ^fiskMBS 4l«iea|]^e»r seaient eonsignées eomme amtaiKt de miiÉdeeel.de fna^ phéties. .■.,»«<
Nous disons que Fabsenee de foi nnad œs idls loue k» Jours plus rares ; cette réflexion nous conduit à esnrioMriiiii dernière eausé qui dut agir puissammeni «sr l^bAroduelioÉ du mervdlleux dans les l^;endes, et qne lieu» ne fMMrraii passer sous silence. Nous roulons parler de ViaSmmob exae^ oée par la foi, c'est-à-dire la croyance, et par HmaginsHeh sur Forganisatton de IlMHnme.
'■ Tout le monde sait quelle influ^oceexeroe, dans une mds^ die, le moral sur le physique; nuds ce que tout le monde m sait pas, c*est jusqu'à quel point pmit aller cet dfet. Bn'eit pas rare d'avoir tu des guérisons de maladies qui evaieitf même résisté aux efforts de' Tart, dues à uneimpiessionéna^ gique produite sur l'esprit du malade. La seule imaginatioi peut réagir assez fortement sur leS'Oi^jianes pour les.rameiier à l'état sain, ou inversement leur occasionner sur4e-cliaffip une maladie ^ C'est certainement à cette cause qu'il faut rapporter une foule de guérisons extraordinaires, miraca-
Jamais une faculté révélatrice du vrai, à Dieu ne plaise! Mais cesentimeotf comme toutes nos facultés, pour ôtre exerce, veut la plénitude de Tactlun complexe de la vie, et c'est ce qui n*a pas lieu durant le sommeil, dans le rêve ou dans l'extase. Non, il n'y a pas que la sensibilité physique chez l'homme, le sentiment, cet instinct du cœur, qui suscite en nous les actes les plus nobles et les plus désintéressés, a aussi sa valeur et ses motifs de persuasion comme la raison. Mais Dieu lui a assigné une sphère, dans laquelle il doit se borner à agir, et vouloir en étendre plus loin Taction, c'est se jeter dans l'illusion et les ténèbres (Voyez sur cette matière l'exc«llent exposé de la PMowphie du moyen dgttV*' M. Xavier Rousselot, Ire partie).
i. On sait que la persuasion, où est une personne d'être atteinte d'une maladie déterminée, peut faire naître chez elle les symptômes de ce mal. Avicenne, c. Tt, De Natura, par. 3, et Pompouace, De naturalibiti effectuum admirabUiwn eoMit, avaient déjà remarqué que la seule imagination peut opérer des guérisons. Paracelse croit aussi que l'imaglnatiou peut produire des faits merveilleux (Opérât t. I, p. 375); mais il en attribue la cause à je ne sais quelle force occulte de l'esprit, analogue à celle par laquelle les astres agissent sur dous. Les effets de l'aiguillette nouée lui paraissent de ce genre. V. Rixer et Siber: Leben und Lehrmeinugen beruhmter Physiker des XVIttn und XVlltvn Jàkrhunderts, Sulzbach, 1829. Cf. Demangeon, Du pouvoir de rimo^tnaliofi, nouv. édit., 1834, p. 58 et suiv.; Aub. Gauthier, Introdwtion au magnétisme {in-^ 1841).
leoses, que Ton rencontre chez tous les peuples et dans toutes les religions ^ Selon Plutarque ', Pyrrhus guérissait, par Tattouchement, des malades ; Tacite * nous apprend la même chose de Yespasien. L'empereur Hadrien en fit autant^. Glovis, à la suite d*un songe, dans lequel il se vit touchant la goi^e d*un officier et le guérissant des écrouelles, guérit ainsi de cette maladie Lanicetus ^. Ammien Marcellin ^ rapporte que la fille de Yalens fut guérie par une vieille qui prononçait des paroles. Au xvii^ siècle, le gentilhomme irlandais Valentin Greatakes opéra publiquement à Londres et à Oxford des centaines de cures de toutes sortes de maux, par Tapplication de ses mains sur les parties malades. On connaît les cures du curé de Ratisbonne, Gassner, au xviii<» siècle. La swedenborgienne M"** de Saint-Amour, d*après Tattestation de MM. Richer et Tolnare, guérissait des malades par le toucher ". Des phénomènes du môme genre se sont présen-
1. a II est vraysemblable, dit Montaigne, liv. I, c. ii, que le principal crédit des visions, des enchantements et de tels effets extraordinaires, vienne de la paissance de Timagination agissant principalement contre les Ames du vulgaire plus molles. On leur a si fort saizi la créance, qu'ils pensent voir ce quMls ne voyent pas. j) — Charron a dit,aprè8 Montaigne:a L'imagination est une puissante chose... se$ effets sont merveilleux et estranges .. elle faicl perdre le sens, la cognoissauce, le Jugement; faict devenir fol et insensé... Bref, c'est d'elle que vient la plupart des choses que le vulgaire appelle miracles, visions, enchantements. Ce n'est point le Pliable ou l'esprit, comme il pense, mais c'est l'effet de l'imagination ou de celle de l'agent qui fait telles choses, ou du patient et spectateur qui pense voir ce qu'il ne voit pas {De la iageste, liv. I, c. xviii).