‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 208 sur 251 · Lib. XXIX · texte numérisé non relu

Lib. XXIX

7. Demangeon, ouv. cit., p. 56. Voyez aussi un Intéressant article de M. Louis Petsse, sur les Sciences occulles au XI Xo siècle (Revue des Deux Mondes, 1842, kr mars, 5*? liv.).

Sprenger, d<in.s son Maliens mnlefxcorum, cite un fait qu'il attribue à l'action du lémon et qui est un cas de catniopsic. A Spire, un homme de bien rencontre me marchande, à qui il refuse d'acheter un objet. La marchande, furieuse, lui 'lie derrière le dos : « D'ici à peu, tu voudrais bien ne pas m'avoir reXusé ». :*etait, paralt-il, la formule dont se servaient les sorcières, quand elles voulaient

tés chez les malades guéris par le prince de Hohenlohe, chez les cataleptiques de Petetin, à Lyon, dans Thistoire de M^^"* de Strombeck, et de la cataleptique de Thôpital deUa Vita^ à Bologne, en i83a.

Au reste, ce n'est pas toujours par Tunique effet de Fimagination vivement frappée que ces cures merveilleuses ont été opérées ^ Des remèdes accompagnaient souvent les prières et les incantations, et, si la guérison s'effectuait, la réussite était attribuée à la foi du malade. Dans une note de la page 269, nous avons raconté comment la vertu de l'invocation de saint Hubert était substituée, au moyen âge, à celle du fer chaud cautérisant la morsure. En général, lorsque les guérisons obtenues par le thaumaturge ne sont pas de pures fables, comme celles que nous avons examinées dans le second chapitre, on reconnaît qu'elles sont toujours racontées avec des circonstances qui en font des miracles, mais sans lesquelles elles se réduisent aux proportions ordinaires de la nature. Le légendaire au contraire supprime toujours le moyen que la plupart du temps même il ignore, et il attribue à des paroles, à des prières, ce qui n'est que l'efTet du remède, que les paroles et les prières ont suivi ou procédé. Plusieurs passages des mêmes vies de saints, où tant de guérisons nous sont présentées pourtant comme ayant été cflcctuées sur Theure même, nous démontrent la vérité de cette assertion. « Quelqu'un parmi vous est-il malade, dit

jeter un sort « per anainoiito k. I/honnôlo bourgeois, oinu, se retourne pour voir quelle était la portée de ces paroles. Aussitôt, il est frappé du maléfice: sa bouche se distend et se lire obliquement jusqu'aux oreilles; il ne put la ramener à son état normal, et resta longtemps horriblement défigure. Voyez Vanhoppe, Recherches xur l(i tlémonologie, Kouen, 1843.

1. Tissot rapporte un exemple de catalepsie qui tend à nous faire penser que quelques-unes des paralysies instantanées, que Ton voit figurer si souvent dans la vie des saints, et que l'on regardait comme une manifeste punition du Ciel, pourraient bien devoir leur origine à des cas de catalepsie. Voici le fait : une jeune fille de cinq ans, ayant éle un jour vivement contrariée de ce que sa Mpur avait enlevé pendant le repas un morceau choisi dont elle avait elle-mérae envie, devint raide tout à coup. La main qu'elle avait éiendue vers le plal, avec sa cuillùre, demeura dans cet otal (Tissot, Œuvres complètes, éd. Halle, 1823. l. Ui p. 17). Un violent accès de colère peut, chez certaines personnes, déterminer la syncope (VIgné, Traité de la mort apparente, p. 176).

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saint JacqaesS qu'il appelle les presbytres deTéglise, et qu'ils prient sur lui, en Voignant d'huile au nom du Seigneur; la prière sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera. » « Ils chassaient beaucoup de démons, dit saint Marc (YI, i3), en parlant des Apôtres^, ils oignaient d'huile plusieurs malades et les guérissaient. » Ainsi nous voyons les Apôtres oindre les malades, et cette expression est ici générique pour exprimer remploi des remèdes ; mais la foi attribuait à la prière reffet de Fonction, sans voir que celle-ci eût été inutile si la guérison avait été due à la foi du malade '.

On ne saurait trop le répéter, et ce n'est pas, pour ma part, la première fois que je le fais observer dans ce travail, au moyen âge. Ton fait de Dieu l'agent direct, la cause médiate et immédiate de tout fait, de toute chose, de tout événement. On supprime les lois de la nature, les qualités, les propriétés essentielles aux objets; on ne veut voir que la volonté divine, mais non pas une volonté une, immuable et étemelle, car alors ce serait une loi, et les lois de la nature ne sont autres que les volontés éternelles de Dieu, mais la volonté capri-

i. ^p/CreV, 14. On en peut dire aulantde l'aveugle quo Jésus-Christ guérit en lui mettant de lu salive sur les yeux (Marc, Vlll, 22 cl suiv.). Evidemment, en agissant ainsi, Jésus obôissaità une pratique superstitieuse des Juifs, a Y a-t-il toujours une femme parmi nous, dit le rabbin Melr, habile à prononcer des charmes sur les yeux? La femme répondit : — Rabbi! je ne suis pas habile. — Cependant, reprit-il, crache sept fois sur mes yeux, et je serai guéri. » (Lightfoot: Hebrewand Thalmudical exorcisations). —Les Romains avaient une coutume analogue. Le jour où l'on donnait le nom à un enfant nouveau-no (le huitième jour pour une fllJe, le neuvième pour un garçon), la grand'mère ou la tante frottait le front de l'enfant avec le doigt du milieu, imprègne de salive, qu'on appelait : LustraUs saliva. (S. Burder, Orientai customs applied to the illustration of the Sacred Scnpture, Londres, 1830).

2. On voit, par la parabole du Samaritain (Luc, X, 34), quo l'huile était chez les Juifs un des remèdes le plus généralement employés pour les blessures. Sans doute on prenait ce root dans un sens générique, pour toute espèce de médicament.

3. Un malade échappe-t-il à un péril cminenf, à une crise violente, aujourd'hui, c'est pour nous la preuve d'une constitution puissante, d'un traitement bien dirigé. Au moyen âge, cette guorison était regardée comme l'œuvre de Dieu, le résultat d'une opération angélique; on faisait intervenir une cause surnaturelle. Ecoutons plutôt le P. Garcia, dans son livre : De Canonizatione sanctorum: v Miracula igitur quas ditTeruntur per aliqua temporum intervalla, ut bisce tomporum intervallis indrmus inflammatur majori fide, spe ac devotione, reco;;noscendo prœtenlam vitam, cum flrmo proposilo emandandi eam, causas et occasiones peccandi fugiendo » (Par. 22, De miraculis.)

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ciease et mobile gtie les idées aathropomorphîstcs attribaent au Créateur. Cette pensée se révèle sans cesse datis le langage des chrétiens. A leurs yenx, toute qualité, toute science est un don du Ciel ; dans leur style, une connaissance a-t-elle été acquise, on l'a reçue de Dieu, n Les dons du Saint-Esprit, dît l'apôtre saint Paul', qui se manifestont au dehors, sont donnés à chacun pour l'ulilitc de tous. L'un reçoit du SaÎDt> Esprit le don de parler avec une haute sagesse, un autre le don de parler avec science, un autre le don de la foi grâce ai mAtnc Esprit, un autre la grâce de guérir des maladies, im mitre le don de faire des miracles, un autre le don de prophétie, un autre le don de discernement des esprits, un autre le dofl ' de parler en dilTcrentcs langues , un autre le don de l'înterpr^ tation des langues. » On le volt donc, par ces paroles de saint Paul, ce mot (/on signifie une simplefaculté; le don dos langues n'est tout simplement que la connaissance des langues apprises par les moyens ordinaires *, le don de guérir les maladiea.U connaissance des médicaments et des simples. Mais poorli légendaire, il y a partout prodige, merveille, miracle, aclioit manifeste de Dieu ou du démon. Il dérigurc, invente, et comprend mal tout ce qu'il n'invente pas.

% Les po!^sédés parlaient aussi dos Ignjiuos inconnues, qut n'dlaiontBUlrraUHB des mol» tnarliculéa tels que ctui qu'on voil somenl lira lou» prononwr.*' «uiquels ils Bllflcbanl un sens. mBia qui n'en offrent pas pour nous. 3iiBl Thomas, Summa ThecUiS"'' qnspsliollS, erl.S, p. 1, donne précÉsémenl ee cj raclera commuDlanl un de ceux do la possession, Platon avait dL'Jd remarqaédial son Menon. que ies inspires n'enlendenl pns. na comprennenl p»a ce qu'ils durai dans leurs Inspirations. H. L^■uret, dans son inlorpssant ouvratie lotiluia: ^V9fmenU pê'jclinloaiquet lur ta folie, p. £9. remiirque avec lieaucoup do Jmlisn que le passa^o do la premlijro epllro de sainl Paul aux Corinthiens, relatif •■< don des langues, a irait, non pas i des langues étrangèree. mais A àes lin!»" Inconnues, que ne comprennent ni ceux qui les écoulent, ni ceux qui lespii'l^'- Garni de Hontgoron rapporte la même chose des cou vulsionna 1res do Saioi- Uiidard : a I>aDB le plus Ion do teurg extases, dll-it. plnsieurs ronl desdiawi* en langues Inconnuesou étranfiâres: Ils n'en comprennent eni-mAmes le sw que daus l'iuslant ut 1 mesure qu'ils les pronouconL ■ (/dM dt l'étal dti (osnHlioiinaim, p. 5(. C.t. Alex. Uertranil, Dv niagnéliime animal M FraMt, p. "^

C'est assez pour montrer quelle distance énorme nous sépare, par la manière d'envisager les causes, de Tépoque où tant de faits incroyables étaient accumidés dans d'énormes in-folio destinés à nourrir la piété ou la superstition du vulgaire. C'est assez faire voir que la critique fait tomber les témoignages qui garantissaient l'exactitude de ces récits merveilleux, avec la poussière qui recouvre aujourd'hui ces fatras où se cachentpourtant parfois des circonstances intéressantes et des détails véridiques.

Peut-être me reprochera-t-on, après avoir ruiné tous les motifs de confiance que ces légendes pourraient nous inspirer, d'avoir néanmoins accepté des récits en partie, et détruit des faits comme mal fondés, par des assertions qui manquent souvent, elles aussi, de témoignages à l'appui. A cette objection, il n'y a qu'une réponse à faire : c'est qu'elle peut être adressée à tout travail de critique, à tout triage de Thistorien qui rejette ce qui offre quelque caractère de fausseté ou d*erreur, quelque impossibilité naturelle, et n'admet que ce qui ne présente à l'esprit rien d'inconséquent et d'inadmissible. C'est la séparation de la fable d'avec la vérité, la part faite à la crédulité de l'écrivain; travail qui a toujours été un droit de l'historien, et que nous faisons encore sans cesse pour les auteurs anciens, pour Hérodote, pour Quinte-Curce ou pour Tite-Live, par exemple, sans que ce scepticisme nous conduise à rejeter leurs ouvrages entiers. Quoi ! les contes semés çà et là dans les Grandes chroniques de Saint-Denis nous font-ils tenir pour controuvés tous les événements qu'elles i^pportent? Y eut-il jamais beaucoup de vérités sans erreurs, et de longues et nombreuses erreurs, sans un peu de vérité * ?

i. OrigèDc, dans son premier livre Contre CeUe, dil fort bien, au sujet de cette Objection : « Supposez que quelqu'un niât la guerre de Troie, parce que dans

n est donc atUe «t Ugitinu d'essayer ce débrouillcment d'un chaosd'onnoQTMii genre, 8RDS prétendre pour cela à TinfaitUbilité. Bans penser ne jamais ferrer dans le disccrneiiient de ce dédale. Une objection, comme celle à laquelle nous répondons, devait <tre adressée & tous ceux qui travaillent sur les origines d'nn pen|>Ie, sur les my thologies, toutes matières où le merreillenx est le cintre habituel et presque indispensable' des témoignages conservés. 11 n'y aurait plus d'exégèse possible et Ilumime serait condamné h la crédulité la plus grosrière et la pins stnpide, ou au scepticisme le plus absolu et le plus destmctenr.

D'idllenrs, qn'atje sortoot voulu faire connaître? one métiiode d'ex^èse, de critiqae avant tout. Peut-être l'ai-je qndqoeftdfl mal appliquée, ai-je été parfois téméraire ou imprudent; c'est te ptopn de ceox qui découvrent les premiers on mécanisme nonvean, de Ini croire une application plas gén^ raie qn'il ne le comporte réellement. D'autres useront plu babilement de ce moyen de critique, le pci-Tectionneront en es indiquant mieox l'nsage. J'ai essayé d'ouvrir la voie et, si je n'ai pas, dans tontes ces pénibles recherches, constamment frappé jnste, j'ose espérer du moins que j'ai rencontré plm d'une fois la vérité.

La meilleure preuve qne l'on réclame universelIemeiU at^oard'hui une critique pins lai^e que celle dont les légendes ont été jusqu'à ce jour l'objet, c'est, comme je le disais dut la préface de ce livrer l'épuration que déjà les modernes bagiographes ont fait subir aux vies qu'ils rapportent, c'est l'extrême réserve, la plaisante timidité avec laquelle ils présentent des faits pour lesquels ils sentent fort bien l'incrédulité du public, qu'ils craignent de trop subitement violenter.

Cependant, nous le savons, quelques esprits travaillent ouvertement aujourd'hui à nous ramener complètement dans

cette histoire se renconlrent quelques Drlions, comme ]■ nalsuDce d'Achille et de ta dcewe TlietlB. etc.; sar quel srgumeDl appuierons- nous *lors l« fond it l'Iiiitoire conHDUnémeut reçue de 1» guerre que le« Grecs firent «us TrofeniT ■

tte ère de ténèbres et d'exaltation, durant laquelle se sont iborées toutes ces œuvres fictives ou puériles, dont la nnaissance remplissait dans les intelligences la place de étions plus utiles et plus nobles. Quelle est donc cette range aberration? Par quel vandalisme d'une nouvelle pèce, au nom de Tart et de la poésie, quelques hommes trogrades tentent-ils de renverser les magnifiques monuents de la science et de la raison, pour y substituer les éthiques ruines de superstitions oubliées, d'opinions imposbles ? Sommes-nous donc à un nouvel âge d'Hadrien, où utes les superstitions se réveillèrent et vinrent détruire euvre de la philosophie et de la sagesse ^ ? A quoi attribuer s pas en arrière que font de temps à autre les esprits? itigué de méditations et de connaissances, l'homme a-t-il >nc besoin de déposer parfois son fardeau, et de se reposer ins la foi simple et naïve du paysan? C'est ainsi que, dans vieillesse, on se surprend souvent à jeter vers l'enfance issée un regard de regret et d'amour, et à en reprendre, )ur un instant, toutes les illusions. Vaine et inutile réflexion, ir elle nous dépouille momentanément de la raison et de

I. Ces retours aux supersUtions d'un autre siècle no sont pas rares, môme puis que l'esprit humain est poussé par toutes les voies à ne plus faire usage, ur arriver à la vérité, que de la raison et de l'expérience, a Malgré son scepti- »me, dit M. Gh. Louandre, le xv!» siècle ressentit plus d'une fois les frissons la peur«et les sujets du glorieux roi Louis XIV, peu rassurés par les arguants acérés et railleurs de Bayle, se signèrent dévotement quand la comète de 9) parut à l'horizon » (Revue de Parts, déc. 1842).— Au dire de Meunier, le môme 3uveroent superstitieux se manifesta au commencement de la Révolution. « Il avnit, écrit cet homme célèbre, dans les opinions d'un grand nombre des ançais, relativement à la religion, une marche rétrograde au delà des justes nites. Lassé, pour ainsi dire, de ne rien croire, on cherchait à trouver partout s prodiges; une crédulité extravagante s'introduisait dans les cercles distines et parmi les imitateurs. Mesmer était éclipsé par des faiseurs de miracles, gliostro montrait des revenants. Les jansénistes rétablissaient ce qu'ils appe> ient V(JEui}re; ils renouvelaient dans quelques caves de Paris les secours et les reuves si célèbres au commencement du xviii<' siècle, c'est-à-dire qu'ils uciflaient des femmes, ou les frappaient sur le ventre avec des bûches ormes; à deux lieues de Lyon, en présence de beaucoup de prosélytes, le curé I Fareins perç^iit avec des clous les pieds et les mains de sa servante :'un autre ur, il lui perçait la langue avec un canif. De beaux esprits afTectaient pour la lilosophie tout le dédain qu'elle avait eu pour la superstition; ils supposaient oir découvert des raisons particulières pour réciter leur rosaire et gagner des dulgences. » {De Vïnfluence attribuée aux philotoplies, aux francs-maçons et IX illuminés sur la R&volution de France, p. 713. Paris, 1822, in-8«).

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Texpérience qui font la verta de Fâge avancé, sans nous rendre la grâce et la candeur du jeune âge, où réside tout le chanac de ces illusions!

N'accusons pas pourtant les intentions de ceux qui s^flTc^cent aujourd'hui, en réveillant au fond des cœurs la fibre mystique devenue sourde, de nous ramener à la foi cLu xiV* siècle et de circonscrire nos connaissances dans le cercle tracé par saint Augustin ou saint Thomas. La science a eu ses écarts, ses exorbitantes prétentions ; folle de ses succès, elle a parfois tendu la main à l'impiété et tenté de détrôner l'Étemel. Il y a même, dans la hardiesse qui la caractérise, quelque chose qui a dû toujours effrayer les âmes timides, et qui faisait déjà dire à Horace :

Audax omnia per|)eti

Gens humaina ruit per vetituiu nefas.

Mais un retour à des croyances, d'une époque si opposée à notre civilisation tout entière, est radicalement impossible. Un anathème ne suffit plus pour réduire à rien des assertions fondées sur des faits observés, contrôlés et établis partout; que les hommes qui tentent la reconstruction du monde scolastique le sachent bien ! Quant à ceux plus nombreux qui> riches des lumières actuelles, n'en font cependant pas usage poiu» éclairer les ténèbres de ces «^ges de merveilles et de mystères, disons-leur : « Soyez conséquents, et n'acceptez pas, pour une époque reculée, des faits que vous repousseriez si on les rapportait comme s'étant passés dans le siècle où vous vivez. Quand Ptoléméc croyait la terre immobile et le soleil décrivant autour d'elle sa révolution, cette terre tournait déjà, comme elle le faisait, quand Copernic la proclama un satellite du soleil. »

La vérité est de tous les temps ; une fois qu'elle est conquise, son application doit être reculée aux époques mêmes où Ton ne la connaissait pas. Le vrai, que le temps découvre

chaque jour, doit être notre seule foi et notre seul guide. Et disons, avec Tillustre évoque d*Hippone, qui vivait à un âge où les progrès de rintelligence humaine n'avaient point encore fait apparaître un ciel nouveau moins brillant, mais plus piu* : Non sU nobis religio in phanstasmatibus nosiris; melius est mm qualecumque verum quatn omne quidquid pro arbitrio fingipoteslK

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