SUR LES BATO.SS PLANTES PAR LES BAI.NTS K\ TKBBX QUI HEVEUDISSE.NT
{Legtjuitt pie\iKt, p. IfiG. — Ir* édition, p. T5, iiolc I.)
Dans la légende de saint Chnstophe, ce saint, d'npr^ 1* conseil de l'cnlunt Jésus qu'il venait de passer sur ses épaule», planta son bâton dans le soi. Le bAton reverdit et dovintnn arbre qui porta fruit. Le bâton de saint l''rani:ois d'Assise devint, après avoir été planté, un chéue que l'on montra longtemps '. Le sens allégorique de cette légende apparaît mieux dans celle de saint BoniFacc qui, avant de consacrer l'église de Grossvargues, planta en terre son bâton desséclii!; lorsque le service divin fut achevé, le bâton avait reverdi et poussé des rejetons '. Le biUon de saint Bernard devint aussi un arbre après avoir été planté en terre '. Spon rapporte dans son Voj-age'\ qu'on lui flt voir, à Smyrne, 1< beau cerisier provenant, à ce que l'on assurait, du liâton à.e saint I*olycarpe, qui avait été planté en terre. Gela rappcll* la massue de bois d'olivier d'Hercule, dont parle Pausanias', et qui était devenue un superbe olivier qu'on montrait aia curieux. Saint Grégoire, le thaumaturge, ayant planté le bflton avec lequel il avait arrêté les eaux débordées du Lycns, ce bâton prit racine et devint nn arbre qui servit désormai'