Iconographie chrétienne ^ p
toi APPKXUICX
dépouille insensiblement le Gracifié, jusqu'à ce qu'on aii — U à la nudité complète.
Gomme dans le Jugement dernier d'Orcag^a, au Gan^àjpo- Santo, c'est aussi avec la marque de ses souffrances <:jtie des saints ont vu J.-G. dans leurs extases '. On lit à ce snyH dans la Légende dorée, an chapitre relatif à TAscension (j^ cite toujours la vieille traduction française) : « Et selon eu que Bède dit, il voulut garder les playes en son corps, poa< cinq causes, et dit ainsi : Nostre Seigneur voulut garder se^ dignes playes et les gardera jusques au jour du grand Joge-^ ment, pour approuver la foy de la sainte résurrection, pour les présenter à son Père, quand il luy suppliera pour les hommes, affin que les bons voyent comment ils sont piteusement racheptez et affin aussi que les mauvais congnolssent que ilz sont droicturierement condampnez, etc. ». On voit par là qu'il est impossible de concevoir une idée plus matérielle de la Divinité qu'on ne le faisait au moyen âge : Jésus-Ghrist n'était qu'un homme -Dieu qui habitait dans les Gieux !
Saint Augustin déclare que de son temps on ne possédait^ aucune image du Ghrist : « Quâ fuerit ille facie non penitus^.
ignoramus nam etipsius Dominicœfacies carnis innumera- ^
biliiim cogitatiomim dhersitate Jingitiir, qiiœ tamen un^ crat*ï>. Ce furent les Gnostiques qui, les premiers, fabr^E quèrent les images du Christ qui eurent cours parmi les chr»*« tiens, comme le dit Mosheim : « EJiis enim generLs (ut Mai^^ chœÀ)onines snnt GnosUcorumreligiones^ut fi^ uris et coloribw^j in tabula expr'iniisufe pîngi queantjino facilius expwta tabu ia quant ex librls et sernionibus capianturet nulla est inter ecis, quœfacilius penicillo delineari queat, quant Manicheam, iota minium fere fabulis constans. Hinc Gnosticorum magLsfri, quod exemple Ophitarum apud Origenem, adversus Celsum. constat, pictas ejns modi religionLs institutiones in plebis mnnus tradere volcbantj id est tabulas in quibus prœcipua
1. et. La Vie el le* rèvéiitiong de s tinte Gertriule^ lib. III, c. xviii, p. i\i',ti Vila B. matris Terftœ, a Ribera scripla in latinum, a Bfartiiiez translata, lib. I. c. VII. p. 54. (Colon., Agrippa, 16iO, in-4).