‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 237 sur 251 · Cf. ap. Ruinart, Acla mnrtyrum sincera. p. 514, 538, elo · texte numérisé non relu

Cf. ap. Ruinart, Acla mnrtyrum sincera. p. 514, 538, elo

j'n fait, rapporté par Raymond d'Aguilhe \ prouve, au reste, l'une manière irrécusable la grossièreté de la conception e Tàme au moyen âge : « Des doutes s'étaient élevés armi les croisés, sur Tauthenticité de la sainte lance. A la ^te de ceux qui doutaient étaient Arnoul, chapelain de obert de Normandie ; comme on lui demanda d'où lui enaient ses doutes, il se contenta de répondre que Févêque

I Puy, Aimar, avait lui-même douté. Alors un prêtre, ierre Didier, se leva et répliqua: «Sache que Tévôque Aimar m*est apparu après sa mort, avec saint Nicolas, et m'a dit :

II est vrai que je suis assis dans le ciel, à côté de ce saint et ne suis point damné ; mais, pour avoir douté de Tauthenticité delà sainte lance, j'ai été conduit en enfer, où Ton m'a coupé, comme vous le voyez, le côté droit de la barbe et des cheveux. Je ne pourrai voir Dieu face à face que lorsque mes cheveux seront repoussés. » Dante, dont Tadmi-

ible épopée est le miroir le plus fidèle des croyances reliieuses de son époque, représente sans cesse les âmes sous ne figiu'c humaine, quoiqu'il ne leur accorde qu'une appaence de corps insaisissable. Néanmoins les traits des morts ont encore ceux qu'ils avaient durant leur vie, et le poète econnaît plusieurs de ceux qu'il rencontre. Cette croyance à es Ames revêtues de formes corporelles remonte à la plus autè antiquité païenne et elle n'a pas cessé de se perpétuer ans le peuple. Cicéron écrivait' : « Tanlum valait error, ut corpora cremata quant scireni, tamen eafieri apnd inferos fingerenty quœsine corporibusnecfieri passent, nec intelligi. Animos enim.per seipsos çiventes, non poterunt mente cornplecti, Jitrmam aliqaam figuramque quœrebant, » On lit insune histoire allemande de la Création (de i/JSSi, après le Fauteur anonyme a remarqué qu'on ne peut voir l'Ame ec les yeux du corps : « Doch haw ir dinch mit glàublicher Warheit vernommen , das heylig Leut haben gesehen die Seel von den Leib scheydn, in menschlichen Bild, schœn und frey vor meyl als dy Kind und den dy Engl pey waren

. Historiens occidentaux des Croisadpx, t. III, p. âKl. i. TuMculnnon, I. I. r, xvi.

« und fuertn*s zu den Himmelreich, dahin mir Gott dnrck « seinen Namen auch helffe ! Ameu ! ^ ».

Page 1