‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 246 sur 251 · Traité (le Phi/siologiey trad. Joiirdan, t. V, p · texte numérisé non relu

Traité (le Phi/siologiey trad. Joiirdan, t. V, p

de Dieu, réalisés immédiatement, en vue d'une fin i nées. Il y a plus. Nous cherchons la cause premier phénomènes dans l'ordre de la nature, que nous réd UD ensemble dont toutes les parties s'enchaînent, san subordonner directement l'une de ces parties à Dieu. cause. D'autre part, pour ce qui est des relations d* avec Dieu, le système de Copernic est venu faire évt lieu où l'antiquité juive et chrétienne se représentait du Tout- Puissant, entouré de ses anges. Depuis qui constellé n'est plus considéré comme une sphère e firmamenlum, — étendue au-dessus de la terre, et sei cloison séparant les cieuz matériels et spirituels, raison de l'étendue indéfinie des premiers, on ne chercher le paradis au delà, mais en deçà. Dieu ne ) être au-dessus des étoiles, autrement qu'il n'est en autour de nous. Les anges, à leur tour, doivent de toujours davantage dans ce monde constellé et ne pin aux théologiens modernes, que comme les habitants s d'autres astres. Or, ce mode desistence est radicalen férent de celui qu'attribuaient aux anges les Juifs et miers chrétiens.

SUR LA. SORCBLLBHIE (Légtndtl. p. 1(6. - I" édil., p. 3S6, doIo I .)

« La sorcellerie fut une longue hallucination <

coups d*une justice iusensée démontre à quel point les maladies intellectuelles se communiquent et persistent avec force, puisque les bûchers ne les arrêtaient pas et qu'ils mouraient tous avouant leurs relations avec le démon. Tout cela était feux, ils Taffirmaient et mouraient en raffirmant! » Que devient alors le mot de Pascal : « Je crois aisément des témoins î«i se laissent égorger ? » Ces persécutions exercées contre les Sorciers nous rappellent, en effet, celles qui furent dirigées <^ontre les premiers Chrétiens, et dans lesquelles on vit aussi des milliers d'infortunés expirer dans les tortures, en affirïioaDt la vérité des faits qu'ils croyaient avec une foi non ïïioins vive que celle des sorciers. Les uns s'imaginaient être *iispirés par Dieu, les autres par le démon ; voilà quelle était toute la diflérence. Au moyen âge, la crainte des supplices étemels remplaça le désir de la béatitude qui animait, le ïiéophyte des premiers siècles de la foi. Et comme l'a dit avec justesse M. Ch. Louandre, dans un article plein d'intérêt sur le diable*, « pendant cette période Satan a inspiré plus de frayeur que Dieu n'a inspiré d'amour. » Que l'on ne pense pas qu'il y ait de l'exagération à rapprocher le nombre des martyrs de celui des sorciers, qui ont péri victimes de la superstition populaire, voici les faits : « La population était à la lettre divisée en sorciers et ensorcelés. » Delrio raconte que cinq Cents sorciers furent exécutés à Genève en x5i5, dans le cours 4e trois mois. Un millier, dit Barthélémy de Spina, périt en Xine année dans le diocèse de Côme, et les années suivantes, terme moyen, on en brûlait une centaine. En Lorraine, de x58o à 1695, Remigius se vante d'en avoir fait brûler neuf cents. En France, la multitude des exécutions, vers l'an 1670, est incroyable. Le sorcier connu sous le nom de Trois- JÊchelleSj donna à Charles IX, lorsqu'il était en Poitou, le nom de douze cents de ses complices ; telle est du moins la version la plus modérée et la plus raisonnable de cette histoire ; car l'auteur du Journal de Henri III en porte le nombre à trois mille. Bodin ajoute encore un zéro, ce qui fait trente mille.

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