Gir>'. 7 septembre
?• Hittoria de la Adoracion y uso de las tanctas imagines de la fuente de la *^iud, por J. Prades. Valencia, 1597, p. 464.
S* P. Bouhours, Lavie detaint Ignace, liv. III, p. 421.
9 Ce genre de cure miraculeuse n'est, au reste, qu'un cas particulier du la puissance thaumatun$ique de rattouchement, dont les légendes nous fournissent ^nt d'exemples, et qui $e trouvent déjà dans l'Ëvangile arabe do rcnfanco de ^*^us, Ton voit des guérisons opérées par les langes de renfant divin, et dans les ^^U$de$ Apôtres (XIX, 42), où il est raconté que les linges qui avaient touche li> ^()rp$ de saint Paul guérissaient les malades auxquels ils étaient appliques.
'0. Vie de saint Menge, premier évéquc de Clidlons^ apôtre de Champagne (in-12, 1^1, Châlons).
enchaîné sa maladie. Nous ne ferons que citer les propres paroles qui se lisent dans une autre légende après le récit d*une guérison d'un aveugle, opérée par saint Coluthus, avec de la saliye, et qui retrace trait pour trait Thistoire de rEphphetha de la vie thaumaturgique de Jésus : <x Non audeo equidem, « dit Tauteur », miraculaChristi, nec ea quœ in divinis scripturis celebrantur, cum aliis quibusvis sanctorum miraculis comparare, sed si quid luminis ex iis ad caetera cognos* cenda haurire conceditur, exemplum cœci quod paulo ante ex capitulo VIll Marci commemoravimus, ad prœsentis sanationis prodigium explicandum nonnihil conferre posse crediderim. Exspuit dominus in oculo cœci; sputo, ut cum Chrysologo in sermone clxxvi loquar, vacuas oculorum replens lacunas, divine ore luciferam dans salivam et imposuit illi manus^ >
En vérité, après de semblables rapprochements, comment douter que le désir de faire opérer de nouveau par le saint les miracles du Sauveur, ait été le mobile principal du légendaire ?
Les résurrections sont extrêmement multipliées dans les vies des saints, et si Ton y ajoutait foi, la terre eût été remplie, au moyen âge, de déserteurs du sombre empire qui eussent bientôt mis ce monde sublunaire au courant du mystère de Texistence nouvelle qui suit le trépas. Mais pour peu qu'on veuille examiner le récit de quelques-unes de ces résurrections, il est facile d'y retrouver un fonds d'imitation dont TAncien et le Nouveau Testament ont fait les frais. Ainsi, c'est en s'étendant sur le corps d'un mort, que saint Benoît le ressuscite *. Saint Martin rend de même la vie à son frère', absolument comme Elisée rappelle à la lumière le fils
1. De miracuUs sancti Coluthi et reliquiis auctorum, etc., fragmenta duo, cura Â. Â. Georgti {Romœ, in-4, 1793). Cf., sur une guorison toute semblable de saint Hilarion, Fleun'. /'w^ ecclés., liv. XII, c. 18.