Malh.Xll, 10; Marc, III, 3; Luc. IV, 6etss
ÉLÉJiENTS DE L'HISTOIRE BIBLIQUE 107
d*iine atrophie de la main ^ Mais, quel que soit le sens véritable quHl faille attacher à cette expression, quel que puisse être le mal que cette expression indiquât dans le langage des éyangélistes, les légendaires, sans se préoccuper de déterminer d*abord la nature de ce genre de maladie qu'un miracle éclatant avait fait disparaître, se sont bornés à reproduire mie semblable guérison, entourée des mêmes circonstanices merveilleuses : saint Médard', saint Maurille^ sainte Geneviève ^, saint Bernard ^, guérirent miraculeusement des gens qui avaient la main sèche.
La guérison de rhémorrhoîsse, par Fattouchement de la robe du Sauveur, n*est un trait ni moins particulier, ni moins caractéristique. Eh bien, sans parler de saint Gilles* rendant la santé aux malades par l'attouchement de ses vêtements, saint Thomas d'Aquin^, saint Ignace de Loyola^, accomplissent chacun un miracle absolument identique ^.
Nous ne rapporterons pas d'autres exemples de cet ordre
de faits, dans lesquels ces sortes d'analogies s'offrent en
foule; ainsi nous ne montrerons pas ce paralytique de la vie
de saint Menge, évêque de Châlons ^^, emportant sur son
dos, comme celui de TÉvangile, le lit où le tenait auparavant
1. Cf. sur cette question : Wiener, Biblisches Realw'orterbuch, au mol Krnnkheit, » 1, p. 796.
1 Vita metrica tancti Medardi, a Venantio Fortunato, cupud Acta tanctorum H», t. II, p. 74.