‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 93 sur 251 · m Reg. XVII, 16; IV Reg. xv, îct ss · texte numérisé non relu

m Reg. XVII, 16; IV Reg. xv, îct ss

ÉLÉMENTS DE L'hISTOIRE BIBLIQUE 117

RemyS dans celle de saint Antonin, évéqae de Florence*.

A rinstar d'Élie nourri par les corbeaux du désert*, saint

Vite, saint Modeste et saint Crescent sont nourris par un

aigle ^ ; divers saints le sont par d*autres oiseaux ou des

animaux*; saint Paul, ermite, reçoit dans le désert sa

nourriture d'un corbeau*. Et ici la copie est plus servile.

Écoutons le P. Lenain, dans son Histoire de l'ordre de

Ctteaux^ faire lui-même le rapprochement avec le récit

biblique auquel tous ces faits ont été empruntés. Il parle de

saint Etienne, troisième abbé de Citeaux, qui fut nourri

miraculeusement par un aigle et un poisson : <x Ce fut ainsi,

dit-il, que Dieu envoya autrefois par un corbeau au prophète

Elie ce qui lui était nécessaire pour sa subsistance, et de cette

sorte que saint Antoine, étant allé visiter saint Paul, reçut de

la main de Dieu un pain qui lui fut aussi envoyé par un cor-

l>eau ». Cette dernière légende des deux ermites, dont parle

k P. Lenain, semble avoir été créée sur le modèle du mythe

d'Élie s'enlevant au ciel et léguant son manteau à Elisée ^.

X^ans l'entrevue de saint Paul et de saint Antoine, celui-ci

Reçoit du premier le manteau d'Athanase comme gage de Thé-

rttage spirituel que lui transmet avant de monter au ciel le

premier solitaire : « Yidi Eliam, vidi Joannem in deserto et

« vere in deserto Paulum vidi », s'écrie alors saint Antoine,

^t ces paroles, par l'allusion qu'elles rappellent, ramènent

xiaturellement à la vie d'Élie.

On lit, dans le sixième chapitre du quatrième livre des

Bois, un miracle assez singulier attribué à Élie. Il fît, dit

-annaliste juif, revenir à la surface de Teau, avec l'extrémité

*. Plodoard. Historia eccletice Rementit, lit. Il, c. 12.

î. Laur. Suri us, Vitœ Sanctorum, maii II, t. Il[.

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