m Reg. XVII, 16; IV Reg. xv, îct ss
ÉLÉMENTS DE L'hISTOIRE BIBLIQUE 117
RemyS dans celle de saint Antonin, évéqae de Florence*.
A rinstar d'Élie nourri par les corbeaux du désert*, saint
Vite, saint Modeste et saint Crescent sont nourris par un
aigle ^ ; divers saints le sont par d*autres oiseaux ou des
animaux*; saint Paul, ermite, reçoit dans le désert sa
nourriture d'un corbeau*. Et ici la copie est plus servile.
Écoutons le P. Lenain, dans son Histoire de l'ordre de
Ctteaux^ faire lui-même le rapprochement avec le récit
biblique auquel tous ces faits ont été empruntés. Il parle de
saint Etienne, troisième abbé de Citeaux, qui fut nourri
miraculeusement par un aigle et un poisson : <x Ce fut ainsi,
dit-il, que Dieu envoya autrefois par un corbeau au prophète
Elie ce qui lui était nécessaire pour sa subsistance, et de cette
sorte que saint Antoine, étant allé visiter saint Paul, reçut de
la main de Dieu un pain qui lui fut aussi envoyé par un cor-
l>eau ». Cette dernière légende des deux ermites, dont parle
k P. Lenain, semble avoir été créée sur le modèle du mythe
d'Élie s'enlevant au ciel et léguant son manteau à Elisée ^.
X^ans l'entrevue de saint Paul et de saint Antoine, celui-ci
Reçoit du premier le manteau d'Athanase comme gage de Thé-
rttage spirituel que lui transmet avant de monter au ciel le
premier solitaire : « Yidi Eliam, vidi Joannem in deserto et
« vere in deserto Paulum vidi », s'écrie alors saint Antoine,
^t ces paroles, par l'allusion qu'elles rappellent, ramènent
xiaturellement à la vie d'Élie.
On lit, dans le sixième chapitre du quatrième livre des
Bois, un miracle assez singulier attribué à Élie. Il fît, dit
-annaliste juif, revenir à la surface de Teau, avec l'extrémité
*. Plodoard. Historia eccletice Rementit, lit. Il, c. 12.
î. Laur. Suri us, Vitœ Sanctorum, maii II, t. Il[.