RUE MAZARINE
ru E FACE
Quand, il y a un an, M. Paul Geulhner me proposa gracieusement de réunir les travaux d'histoire religieuse que j'ai publiés dans divers recueils, j'hésitai un moment à accepter son offre, si flatteuse qu'elle fût. En supposant que ces essais, qui s'étendent sur trente-cinq années, présentent dans leur objet suffisamment d'intérêt et d'unité, leur juxtaposition n'allait-elle pas mettre en relief des variations et des lacunes peu compatibles avec le caractère scientifique que nous réclamons pour les recherches de l'hiérologie ? Certains d'entre eux ne représentent-ils pas des points de vue aujourd'hui dépassés ? Cependant un examen rétrospectif de ces matériaux m'a laissé l'impression que, si, dans des questions secondaires et en présence de problèmes nouveaux, j'ai dû moditier, préciser ou compléter mes conclusions', - je n'en suis pas moins resté fidèle aux principes dont je m'étais inspiré dès le début et peut-être même y a-t-il là un argument de plus pour la validité des méthodes instituées par ceux que je considère comme mes maîtres : IMward Tylor,
1. Par exemple, relativemeiU à la conception priniili\e d esprits : aux rapport entre la religion et la magie, entre la personnilication des phénomènes et le culte des morts: aux notions de mnnn. de labon et de lotem : à la part des influences sociales dans la l'ormation des croyances et des rites, etc.