‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 2 sur 132 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

Albert Ré ville. C. P. Tiele : clans une certaine mesure : Krnest Renan, Max Muller et Herbert Spencer.

Ces! en 1875. que parurent, clans la Revue des Deiid- Mondes, mes premières impressions sur certaines phases récentes du mouvement religieux chez les Anj^lo-Saxons. Mon ài;e approchait de la trentaine : je n'avais derrière moi aucune carrière académicpie : mes diplômes universitaires ne se rapportaient cpiau Droit et à l'Administration ; mon bai^ai^e de publiciste se réduisait à cjuelcjues récils de vovai^e et à des articles de politicpie courante qui n'étaient pas précisément une recommendation dans le monde de la science. Aussi aurais-je mauvaise grâce à m'étonner si je fus d'abord traité comme s'expose à l'être tout intrus Cjui essaie de se faire une place dans les aristocraties à parchemins. Lorscpie, en I88i. après plusieurs années de préparation, je me présentai j)our introduire à l'Université de Bruxelles l'enseignement de l'histoire des Religions, on ne mancpui pas de m'objecler cpie je n'étais ni agrégé, ni même docteur en Philoso[)hie et Lettres. Il fallut, pour obtenir l'assentiment de la Faculté, tout l'ascendant du regretté historien, Léon Van der Kindere, qui tourna la diiliculté en me faisant conférer ce dernier doctorat honoris causa, par considération pour mon récent ouvrage suri Evolution reli(jieuse conlempornine. Cependant ce ne fut cjuen 1892 que mon cours, d'abord <( libre. » ensuite h facultatif, » fut rangé parmi les matières obligatoires dans le doctorat en philosophie et dans la licence en sciences sociales.

Kn 188."). comme je venais de faire paraître le texte de ma leçon d'ouverture, un des maîtres de l'exégèse indépendante en France, m'entreprit avec cjuelque vivacité dans la Revue critique d histoire et de littérature, me reprochant de n'être << ni un savant, ni même un érudil. •• Je ne parle

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