‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 22 sur 132 · Ih'vne :trch(-ol(>tii(inf. l';.r!s. aum'e IS.SV · texte numérisé non relu

Ih'vne :trch(-ol(>tii(inf. l';.r!s. aum'e IS.SV

2,* AHi:iii:()i.()(.ii: K.r nisroini: ukimcikises

qu'on accomplissait ce rilo. Comnio h' lait ()l)sorv(M" Mannliardt, ces cérémonies sonl des « charmes solaires, » c'est-à-dire des procédés mag*i(jiies pour assurer aux hommes, aux bêtes et aux phiutes la plus Q^rande quantité possible de chaleur et de lumière.

Par extension, le mouvement de la roue a pris, de même que la circumambulation, la portée d'un talisman (]ui confère toute espèce de prospérité en j^'énéral. La roue solaire est devenue une roue de fortune, comme celles (pion met encore en mouvement dans nos cortèp^es et nos réjouissances populaires'. J^ien plus, elle a pénétré juscjue dans les ép^lises, non seulement connue représentation symbolique de l'instabilité des choses humaines, mais encore comme instrument de culte, voir comme moyen de divination et de conjuration populaires.

D'après le Monnslicon anglicaniim , saint T^theUvold, évêque de Winchester au x*' siècle, avait construit une roue de métal doré, toute garnie de sonnettes, (ju'on faisait tourner pendant les grandes fêtes pour exciter îa dévotion des fidèles-.

D'autre part, dans plusieurs églises de la Basse-Bretagne, on trouve encore aujounl'hui des roues suspendues à la voûte ou accrochées à un pilier: les fidèles les font tourner au moyen d'iuie corde, en payant cha({ue fois deux sous pour un saint placé à coté et qui s'appelle le Saint à la Roue, Santic ar rod. A Pouldavid, près de Douarnenez, on fait manœuvrer cette roue pendant la procession pour donner plus de solennité à la cérémonie. Ailleurs, dans une chapelle du pays de Léon, où la roue est garnie de clochettes, le but, suivant, M. Tristam Corbière, est « d'obtenir, par l'entremise du saint,' le dénouement fatal de toute atfaire nouée, la délivrance d'une maladie tenace, ou d une vache pleine, ou tout au moins (juelque signe de l'avenir, tel que c'est écrit làhaut ^ »

Après avoir cité ces faits, M. Gaidoz ajoute : « C'est une de ces pratiques antérieures au christianisme que l'Eglise a été impui-

1. Telle est, par exemple, l.i roue de fortune que promène dans certains quartiers de Bruxelles le cortège j^opulaire qui s"en va, cliaque année, le 1" mai, planter le Meihoom tradilionel.

:.. Prjcterea fecit vir AthehvoldusquandamRotam linlinnabulis plcnam...quam in l'estibus diebus ad majoris excitationemdevotionis reducendo volviconslituil. (Monnslicon AnrfUcanum Londres, édit. de dCrio.p. 104).

3. Cite dans la Revue archéologique, année 1884, t. IV, p. 145.

Page 1